NEW YORK (Nations Unies), 9 avril (Xinhua) -- Le
secrétaire général (SG) de l'ONU, Ban Ki-moon, a salué jeudi l'implication
des Etats-Unis dans les négociations sur le programme nucléaire
de l'Iran, a révélé sa porte-parole Michèle Montas.
"Le secrétaire général accueille favorablement ce
développement et souhaite une résolution rapide de ce problème conformément
aux résolutions relatives du Conseil de sécurité", a indiqué Mme
Montas lors d'un point de presse régulier.
L'administration Obama a déclaré mercredi qu'elle
pourrait participer directement "à partir de maintenant" aux négociations
internationales avec l'Iran sur son programme nucléaire, le dernier
effort déployé par l'administration.
"Il n'y a rien de plus important que d'essayer de
convaincre l'Iran de cesser ses efforts visant à obtenir une arme
nucléaire", a déclaré la secrétaire d'Etat, Hillary Clinton, qui a souligné
que les Etats-Unis seront un participant à part entière avec
l'Allemagne, la Chine, la France, la Grande-Bretagne et la Russie
lors des négociations avec l'Iran.
Les remarques de Mme Clinton sont considérées comme
un changement de la politique sur l'Iran de l'administration Obama.
Son prédécesseur, l'administration Bush, avait refusé de prendre
part aux négociations impliquant l'Iran sur son dossier
nucléaire, disant que Téhéran devait d'abord arrêter son programme
d'enrichissement d'uranium.
Le porte-parole du Département d'Etat américain,
Robert Wood, a indiqué jeudi lors d'un point de presse quotidien que les
Etats-Unis n'ont imposé aucune condition sur un dialogue direct avec
l'Iran, mais que cela dépendra de la volonté et du comportement de
Téhéran.
Les Etats-Unis et ses alliés européens ont déclaré
que l'Iran a l'intention de développer secrètement des armes nucléaires, de
son côté le Conseil de sécurité de l'ONU demande aussi à l'Iran de
suspendre ses activités d'enrichissement.
Cependant, l'Iran insiste sur le fait que son
plan nucléaire ne vise qu'une fin pacifique, et poursuit ses
activités d'enrichissement d'uranium, en dépit de la pression des
pays occidentaux, des résolutions pertinentes et des sanctions
des Nations Unies.