YAOUNDE, 8 avril (Xinhua) -- "En tant
qu'instrument de communication, les langues africaines doivent
impérativement participer à la construction du village planétaire en cours pour
que l'Afrique n'aille pas dans les vides vers la mondialisation à la sortie
du ghetto dans lequel elles étaient plongées dans le passé", c'est
l'avis d'un panéliste du Sommet des Institutions Culturelles d'Afrique et de la
diaspora Africaine qui se tient en ce moment à Yaoundé.
"Pour qu'elles puissent contribuer à la
3e vague de mondialisation que nous vivons au 21e siècle il faudra
qu'elles soient développées, institutionnalisées car le problème du
pourquoi et comment faire, ne se pose plus aujourd'hui", soutient mordicus
Jean Pierre Ntamag doctorant en histoire à l'université de Yaoundé I qui
a exposé sur le thème : " les langues africaines dans le processus
de construction du village plan étaire : une analyse historique"..
"C'est bien possible chez nous et plusieurs recherches ", Pour Jean
Pierre Ntamag, en sondant l 'histoire on découvre effectivement qu'il y a eu
une volonté délibérée des politiciens occidentaux de marginaliser les
langues africaines malgré les efforts fournis par les missionnaires pour que
celles- ci puissent résister au temps.
Cette volonté, de néantiser les langues africaines
qui sont elle-même la culture africaine, s'est manifestée lors de la
mobilisation de l'empire romaine, du déploiement des islamiques
en Afrique (moyen age) et enfin de la colonisation occidentale (19e
siècle) que l' exposant a qualifié de 1ère et de deuxième phases de
la mondialisation.
L'Afrique ne doit plus être absente lors de la 3e
phase de la mondialisation. Chaque pays peut choisir au départ 3 langues
basées sur le critère de regroupement ethnique tel qu'on le retrouve
au Cameroun.
"Tous les pays du monde qui parlent une seule langue
aujourd'hui le sont d'une volonté réelles des politiciens : les
occidentaux, les asiatiques,les américains. C'est bien possible chez
nous puisque de nombreuses recherches le démontrent", soutient le
Doctorant.
Jean Pierre Ntamag situe la solution à une volonté
réelle des politiciens africains qui doivent décider pour que le continent
n'aille pas les mains vides à la mondialisation.
Il suggère même la pression des membres de la
société civile, les institutions culturelles à l'instar de celles qui sont
réunies à Yaoundé, des intellectuels africains sous la forme des lobbying
pour faire comprendre aux politiciens la nécessité d'enseigner
les langues africaines dans les écoles primaires et secondaires.
Le somment des Institutions culturelles d'
Afrique et de la diaspora africaine doit dégager une synthèse de la multitude
de symposiums, colloques, ateliers, congrès, tables ronde,
conférences etc., portant sur la culture africaine organisés sur le continent
africain ou ailleurs afin de proposer une nouvelle vision culturelle en ce
21e siècle en cours.