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Les langues africaines doivent participer à la construction du village planétaire en cours
  2009-04-09 07:20:39  

     YAOUNDE, 8 avril (Xinhua) -- "En tant qu'instrument de communication, les langues africaines doivent impérativement  participer à la construction du village planétaire en cours pour  que l'Afrique n'aille pas dans les vides vers la mondialisation à  la sortie du ghetto dans lequel elles étaient plongées dans le  passé", c'est l'avis d'un panéliste du Sommet des Institutions Culturelles d'Afrique et de la diaspora Africaine qui se tient en ce moment à Yaoundé. 

     "Pour qu'elles puissent contribuer à la 3e vague de mondialisation que nous vivons au 21e siècle il faudra qu'elles soient développées, institutionnalisées car le problème du pourquoi et comment faire, ne se pose plus aujourd'hui", soutient  mordicus Jean Pierre Ntamag doctorant en histoire à l'université  de Yaoundé I qui a exposé sur le thème : " les langues africaines dans le processus de construction du village plan étaire : une analyse historique".. "C'est bien possible chez nous et plusieurs recherches ", Pour Jean Pierre Ntamag, en sondant l 'histoire on découvre effectivement qu'il y a eu une volonté délibérée des  politiciens occidentaux de marginaliser les langues africaines malgré les efforts fournis par les missionnaires pour que celles- ci puissent résister au temps. 

     Cette volonté, de néantiser les langues africaines qui sont  elle-même la culture africaine, s'est manifestée lors de la  mobilisation de l'empire romaine, du déploiement des islamiques en Afrique (moyen age) et enfin de la colonisation occidentale (19e  siècle) que l' exposant a qualifié de 1ère et de deuxième phases  de la mondialisation. 

     L'Afrique ne doit plus être absente lors de la 3e phase de la  mondialisation. Chaque pays peut choisir au départ 3 langues  basées sur le critère de regroupement ethnique tel qu'on le  retrouve au Cameroun. 

     "Tous les pays du monde qui parlent une seule langue  aujourd'hui le sont d'une volonté réelles des politiciens : les  occidentaux, les asiatiques,les américains. C'est bien possible  chez nous puisque de nombreuses recherches le démontrent",  soutient le Doctorant.  

     Jean Pierre Ntamag situe la solution à une volonté réelle des  politiciens africains qui doivent décider pour que le continent  n'aille pas les mains vides à la mondialisation. 

     Il suggère même la pression des membres de la société civile,  les institutions culturelles à l'instar de celles qui sont réunies à Yaoundé, des intellectuels africains sous la forme des lobbying  pour faire comprendre aux politiciens la nécessité d'enseigner les langues africaines dans les écoles primaires et secondaires. 

     Le somment des Institutions culturelles d' Afrique et de la  diaspora africaine doit dégager une synthèse de la multitude de  symposiums, colloques, ateliers, congrès, tables ronde,  conférences etc., portant sur la culture africaine organisés sur  le continent africain ou ailleurs afin de proposer une nouvelle  vision culturelle en ce 21e siècle en cours.