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Présidentielle algérienne : une élection "sans suspens" (AVANT  PAPIER)
  2009-04-08 20:20:33  

      ALGER, 8 avril (Xinhua) -- Plus de 20.000.000 électeurs  inscrits algériens sont appelés à se rendre jeudi aux urnes pour  l'élection présidentielle du 9 avril, que le chef de l'Etat  sortant Abdelaziz Bouteflika devrait remporter sans surprise pour  un troisième mandat de cinq ans. 

     Le corps électoral appelé à voter pour l'élection  présidentielle de jeudi est de 20.595.683 électeurs, selon les  chiffres officiels.  

     Un total de 941.455 ressortissants algériens établis à  l'étranger sont appelés à voter de samedi à jeudi. Les bureaux de  vote installés dans les différents pays abritant la communauté de  ressortissants algériens ont déjà ouvert samedi et doivent rester  ouverts pendant une semaine.  

     Selon le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales, 11.115 centres de vote et 47.150 bureaux de vote seront répartis  dans les territoires algériens, y compris dans les missions  diplomatiques à l'étranger.  

     Six candidats se présentent à cette consultation populaire, y  compris le président sortant Abdelaziz Bouteflika, âgé de 72,  brigue son troisième mandat de cinq ans.  

     Elu en 1999 à la tête de l'Etat puis réélu en 2004, M.  Bouteflika a promis de "poursuivre la politique de réconciliation  nationale", une "voie incontournable", selon lui, pour le  redressement du pays ravagé par des violences extrémistes dans les années 1990.  

     La politique de la réconciliation nationale a permis à des  milliers d'extrémistes de déposer les armes et de réaliser une  amélioration de la situation sécuritaire, alors que le Plan de  soutien à la relance économique quinquennal (2000 à 2004) a  propulsé une croissance durable de l'économie algérienne ces  dernières années. 

     A la fin de 2008, le Parlement algérien a amendé la  Constitution pour permettre au président Bouteflika de pouvoir se  présenter au scrutin de jeudi.  

     Selon des observateurs politiques et de simples habitants  algériens contactés par Xinhua, M. Bouteflika, avec ses  réalisations durant ses deux mandats, notamment en matière de  réconciliation nationale et de relance économique, et avec le  soutien ferme des trois partis politiques (FLN,RND et MSP) de  l'Alliance présidentielle, est presque sûr d'être réélu. D'autant  plus qu'il est doté d'une machine électorale efficace. 

     Les cinq autres candidats en lice pour la présidentielle n'ont  pas suffisamment de poids politique pour faire face au président  Bouteflika, estiment des analystes politiques algériens.  

     Les principaux partis d'opposition, notamment le Front des  forces socialistes (FFS) de Hocine Ait Ahmed et le Rassemblement  pour la culture et la démocratie (RCD) de Saïd Sadi, ont décidé de boycotter le scrutin du 9 avril. 

     En promettant une élection transparente, les autorités  algériennes ont mis sur pied une commission de surveillance des  élections et invité l'ONU, l'Union africaine, la Ligue arabe et  l'Organisation de la conférence islamique (OCI) à envoyer des  observateurs électoraux. 

     Durant la campagne électorale menée du 19 mars au 6 avril, les  six candidats et leurs représentants ont tous appelé les électeurs à se rendre massivement aux urnes le jour du vote.  

     La participation à la consultation populaire constitue une  préoccupation. En 1995, le premier scrutin présidentiel pluraliste en Algérie avait connu une participation record de près de 75%. Et depuis lors, les Algériens n'ont pas suivi aussi activement les  scrutins.  

     Le taux de participation des élections locales en novembre 2007 était de 43%, un peu plus haut que celui des élections  législatives en mai 2007 (35,51%). Le scrutin présidentiel de 1999 a enregistré un taux de participation de 60%, alors que celui de  2004 n'était que de 57%.