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Présidentielle algérienne : six candidats en lice (ENCADRE)
  2009-04-08 20:09:11  

    ALGER, 8 avril (Xinhua) -- Cinq candidats sont en lice pour  l'élection présidentielle du 9 avril en Algérie contre le chef de  l'Etat Abdelaziz Bouteflika, considéré comme le grand favori de ce scrutin "sans suspens".  

      

     -- Abdelaziz Bouteflika : le président sortant et artisan de la réconciliation nationale. Né le 2 mars 1937 à Oujda (Maroc) dans  une famille originaire de Tlemcen (ouest), M. Bouteflika a rejoint en 1956 les rangs de l'Armée de libération nationale (ALN), qui  menait alors la guerre de libération contre la colonisation  française. Après l'indépendance du pays en 1962, il a commencé sa  carrière politique. C'est au poste de ministre des Affaires  étrangères (1963-1979) qu'il a pu mettre en valeur ses qualités de diplomate rompu et aguerri. Ayant quitté toute fonction publique  après la mort du président Houari Boumédiène en 1978. Elu en 1999  à la présidence algérienne et réélu en 2004, M. Bouteflika fait de la réconciliation nationale sa priorité pour sortir ce pays de la  "décennie noire" des années 1990. Au niveau économique, M.  Bouteflika a lancé le Plan de soutien à la relance économique  quinquennal (2000 à 2004). Ce plan de sept millitards de dollars a propulsé la croissance annuelle de l'économie algérienne au dessus de 5%, et au sommet de 6,3% en 2003.  

      

     -- Moussa Touati : Ancien militaire né le 3 octobre 1953 dans  la ville de Beni Slimane (au sud d'Alger), Moussa Touati s'est  consacré dans les années 1980 dans la politique, et devient  président fondateur de l'Organisation nationale des enfants de  Chouhada (ONEC). Il a été désigné en 1998 président du Front  national algérien (FNA), parti qui occupera la troisième place  lors des élections législatives et locales de 2007, avec 27  députés. C'est la première fois qu'il se porte candidat à la  présidentielle. 

      

     -- Mahand-Oussaïd Belaïd dit Mohamed Saïd : chef du Parti  liberté et justice (PLJ), nouvellement créé, et l'un des  représentants de l'opposition islamique. Né le 20 janvier 1947  d'une famille originaire du village de Bouadnane, près de  Tizi-Ouzou en Kabylie (Est), Mohamed Saïd Belaïd a fait un  parcours dans la presse nationale, ayant obtenu un diplôme en en  sciences politique de l'université d'Alger en 1971. Journaliste à  la télévision nationale et rédacteur en chef de la revue "Echabab", Mohamed Saïd a été directeur général à l'agence Algérie Presse  Service (APS) de 1981 à 1982 et porte-parole du ministère des  Affaires étrangères de 1982 à 1983. Représentant de l'Algérie  auprès de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI) entre  1986 et 1989, Mohamed Saïd a été nommé ministre plénipotentiaire  au ministère des Affaires étrangères.   

     -- Mme Louisa Hanoune : seule femme candidat au scrutin du 9  avril et dirigeante du Parti des travailleurs (PT) et trois fois  élue députée à l'Assemblée populaire nationale (APN, chambre basse du Parlement algérien). Née en 1954 à Chekfa (est), enseignante et militante de longue date pour le droit des femmes, la cause  syndicale, la lutte contre la capitalisme et les privatisations,  elle a même été arrêtées deux fois dans les années 1980. Désignée  en 1989 comme porte-parole de l'Organisation socialiste des  travailleurs (OST), après la reconnaissance du multipartisme, elle a été élue en octobre 2003 secrétaire général du PT. Elle s'est  présentée à la présidentielle pour la première en 1999, mais son  dossier s'est vu rejeter par le Conseil constitutionnel. Elle  s'est présenté à la présidentielle de 2004 (1% des voix).  

      

     -- Ali Fawzi Rebaïne : Né en 1955 à Alger, cet opticien de  profession fonde en 1987 "Ahd 54" (le serment de 1954, début de la guerre d'indépendance en Algérie), un parti nationaliste. Elu en  avril 1991 à la direction du parti qu'il dirige jusqu'aujourd'hui. Il a déjà été candidat à l'élection présidentielle de 2004 (0,63%  des voix).   

     -- Mohamed Djahid Younsi : le plus jeune candidat au scrutin du 9 avril. Né en 1961 à Annaba (est) et professeur à l'Institut de  génie mécanique de Guelma puis président de son conseil  scientifique, il a été député à l'Assemblée populaire nationale  (APN, chambre basse du parlement) et vice-président de l'organe.  Secrétaire général du parti islamique El Islah (réforme) depuis  mar 2007, il est connu pour ses intenses activités parlementaires, notamment dans le dossier des licenciés et des disparus. Marié et  père de six enfants, il est l'un des initiateurs du projet de la  loi incriminant le colonialisme. Ingénieur en mécanique de  l'université de Annaba, il a obtenu un diplôme d'études  approfondies en acoustique de l'université Pasteur de Strasbourg  et un doctorat en robotique de l'université de Paris.