PRAGUE, 8 avril (Xinhua) -- Le gouvernement de
coalition tchèque ne sera pas suffisamment fort pour survivre jusqu'à la
fin de sa présidence de l'Union européenne (UE) en juin prochain, a
indiqué mardi le vice-Premier ministre, Alexandr Vondra.
"Nous ne sommes pas suffisamment forts pour nous en
sortir", a déclaré M. Vondra dans un entretien à la radio.
M. Vondra avait suggéré que le gouvernement sortant,
composé du Parti démocratique civique (ODS), des Chrétiens-démocrates
(KDU-CSL) et des Verts, reste au pouvoir jusqu'à la fin de la
présidence tchèque de l'UE prévue pour le 30 juin.
Pourtant, l'espoir semble peu probable, le président
tchèque, Vaclav Klaus, et le président de l'opposition sociale démocrate
(CSSD), Jiri Paroubek, ayant dit "non".
Le gouvernement d'intérim prévu est un instrument
pour amener aux élections anticipées au plus vite, a fait savoir M.
Vondra.
Dimanche dernier, les dirigeants des quatre partis
démocratiques du Parlement ont convenu de former un gouvernement
d'intérim dirigé par Jan Fischer, président du Bureau national
des statistiques.
L'ODS et la CSSD ont affiché leur soutien à cet
accord, tandis que les KDU-CSL et les Verts lui ont tourné le dos.
Un gouvernement intérimaire ne sera pas une solution
parfaite pour répondre à l'actuelle crise politique du pays, mais cela
vaut mieux que les tentatives avortées à répétition de former un
gouvernement régulier, compte tenu de la récession économique et la
fin de la présidence tchèque de l'UE, a fait remarquer M. Vondra.
Le 24 mars, le gouvernement de centre-droit
s'est effrondré à la suite d'une motion de censure votée dans la Chambre
basse.