YAOUNDE, 7 avril (Xinhua) -- Des
experts internationaux dans le domaine culturel et des sciences sociales
sont réunis depuis mardi dans la capitale camerounaise et ce pendant 4
jours dans le cadre du Sommet des Institutions Culturelles d'Afrique et de
la Diaspora Africaine (SICADIA) afin de dégager des méthodes
devant assurer la documentation et la textualisation de l'expression
culturelle africaine pour une nouvelle vision en ce 21e siècle en
cours.
« Des politiques favorisant la créativité,
l'innovation, l'excellence et la compétitivité. Des politiques elles-mêmes
adossées à l'histoire de l'Afrique inspirées par les identités de
l'Afrique enracinées dans le prisme des valeurs universelles dont la
culture africaine reste encore garante dans un monde tourmenté dans la
perte de sens et la perte de repères en proie à la recherche des
suppléments », a indiqué à l'ouverture le Prof. Charles Binam Bikoï
Secrétaire exécutif du Centre régional de Recherche et de Documentation
sur les traditions orales et pour le développement des langues africaines
(CERDOTOLA),
« Il n'y a en soi ni petit ni de grand peuple, ni de
race inférieur ou de race supérieur et il n 'y a de peuple sans
culture », a poursuivi Charles Binam Bikoï.
SICADIA 2009 avec son thème « l'Afrique et la
culture africaine dans le monde globalisé du 21e siècle », a pour
objectif général, d'approfondir les recommandations des différents
symposiums, colloques, ateliers, congrès, tables ronde, conférences
etc., portant sur la culture africaine organisés sur le continent africain
ou ailleurs afin d'en faire une synthèse.
Outre ce thème, des axes de réflexion tels : la
connaissance des langues africaines, de l'histoire orale et la circulation
interculturelle; la connaissance des pratiques culturelles
africaines, la valorisation et promotion des langues africaines des
cultures et des arts ;les politiques culturelles et stratégies de
valorisation et d'autres sujets, seront abordés au cours du sommet de
Yaoundé.
L'enjeu étant d'inscrire, ces stratégies
efficientes, partagées et solidaires de sauvegardes du patrimoine culturel
des peuples d'Afrique ou originaires d'Afrique, dans le vécu actuel
des communautés africaines.
Le sommet de la capitale camerounaise est en somme
un nouvel engagement du peuple africain, à exploiter les immenses
richesses culturelles africaines autrefois honnies bannies et nouer une
nouvelle coopération bénéfique au continent.
Des études récentes de l'UNESCO montrent
pourtant que le commerce international des biens culturels constitue l'un
des secteurs les plus dynamiques de l'économie mondiale.