NEW YORK (Nations
Unies), 6 avril (Xinhua) -- Le président de l'Assemblée générale de l'ONU,
Miguel D'Escoto, a appelé lundi à une "nouvelle politique de
l'alimentation" basée sur le droit à se nourrir, soulignant qu'un milliard
de personnes à travers le monde étaient au bord de la famine.
"Nous avons besoin d'avoir une approche en matière
de production alimentaire qui soit multifonctionnelle, qui se
préoccupe des pauvres et de leur droit à l'alimentation, qui se
préoccupe de la planète et de son droit à la vie, qui se
préoccupe des communautés et de leur droit à l'autogestion", a dit M.
D'Escoto à l'ouverture d'un dialogue sur la crise alimentaire au
siège des Nations Unies à New York.
Le dialogue, qui fait suite à la réunion de haut
niveau sur la sécurité alimentaire fin janvier à Madrid, a rassemblé des
économistes, des spécialistes de l'agriculture et des droits de
l'homme et d'autres experts pour discuter des changements
nécessaires à la production agricole mondiale dans la perspective du
droit à l'alimentation. Toutes les six secondes, un enfant meurt de
malnutrition, a rappelé le rapporteur spécial des Nations Unies sur le
droit à l'alimentation, Olivier de Schutter.
"La crise alimentaire mondiale est loin d'avoir été
enrayée", a-t-il déclaré dans un communiqué. Il a appelé à concevoir
différemment la production et le commerce alimentaires pour
s'assurer qu'ils servent le développement, le droit à l'alimentation
et les travailleurs agricoles. Selon le Président de l'Assemblée générale,
il est important de comprendre que la crise alimentaire est directement
liée à la crise financière, à la crise énergétique et au changement
climatique. Il a appelé à la fin de "la domination des multinationales de
l'alimentation industrialisée" et à des systèmes alimentaires orientés
vers les gens aux niveaux local, régional et international.