OUAGADOUGOU, 6 avril (Xinhua) -- Une cinquantaine
d'acteurs de l'enseignement supérieur de 12 pays d'Afrique de l'Ouest et
du Centre ont entamé, lundi à Ouagadougou, une réflexion sur
l'enseignement supérieur professionnel court en Afrique.
Organisé par l'Université de Ouagadougou en
partenariat avec la Banque mondiale, les participants ont 72 heures pour
partager leurs expériences et passer en revue les différents thèmes qui
seront développés.
L'enseignement supérieur professionnel court,
rappelle-t-on, est un cursus d'une durée qui varie entre 2 et 3 ans de
formation. Son contenu intègre une part importante de connaissances
appliquées qui permet aux étudiants de s'insérer dans le marché
du travail.
Le président de l'Université de Ouagadougou, le Pr
Jean Couldiaty a indiqué que cet atelier sous régional vise à
réfléchir sur l'enseignement supérieur professionnel court et permettra
d'échanger les expériences sur ce type d'enseignement.
Longtemps pratiqué dans les pays développés,
l'enseignement supérieur professionnel court, a indiqué le responsable
Afrique en éducation spécialisée, William Experton, est une tendance assez
récente dans les pays émergents et en développement.
M. Experton a souligné que ce type d'enseignement
répond à plusieurs besoins à savoir économique et qu'il faut absolument
développé dans l'enseignement supérieur.
L'atelier de Ouagadougou qui réunit des
participants du Burkina Faso, du Burundi, du Cameroun, du Cap Vert, du Ghana,
du Libéria, de Madagascar, du Mali, du Niger, du Nigeria, du
Sénégal, de Tunisie et du Canada fait suite à une conférence internationale tenue
en France en 2006 sur l'enseignement supérieur professionnel court.