ADDIS ABEBA, 5 avril
(Xinhua) -- La crise financière et économique pourrait faire perdre
l'emploi à 22 millions de femmes dans le monde en 2009, a indiqué dimanche
l'Union interparlementaire (UIP) en citant une estimation de
l'Organisation internationale du travail (OIT).
L'UIP a donné des chiffres sur l'emploi des femmes à
l'occasion d'une réunion des femmes parlementaires sur les effects de la
crise économique sur les femmes, dimanche à Addis-Abéba. La réunion
a été tenue avant l'ouverture de la 120ème Assemblée de l'union.
En 2008, 6,3% des femmes ont perdu leur emploi,
contre 5,9% pour les hommes. Parmi les 3 milliards de chômeurs, 1,2
milliard étaient femmes (40,4%).
Au total 18,3% des femmes étaient employées dans
l'industrie ( 26,6% pour les hommes), tandis que 48,4% d'entre elles
travaillaient dans l'agriculture (40,1% pour les hommes). En Afrique
subsaharienne et en Asie du Sud, plus de 60% des femmes travaillent dans
l'agriculture.
A propos du revenu, les femmes gagnent moins que les
hommes avec un décalage moyen de 15%.
Au cours de la réunion, les femmes parlementaires
ont appelé les gouvernements à accorder l'importance à l'amélioration de
la vie des femmes, qui sont généralement marginalisées et n'ont pas
les même opportunités que les hommes.
La représentante chinoise Feng Shuping a expliqué
aux participants que le gouvernement chinois coopère avec les
entreprises pour améliorer la structure d'emploi des femmes. Dans
les villes chinoises, 350 millions de femmes travaillent et
représentent 45% de la population active et 20% des chefs
d'entreprises sont féminins, a-t-elle précisé.
Elle a indiqué que les gouvernements, en ce moment
difficile, doivent renforcer la protection des droits des femmes,
notamment dans le développement, l'emploi et la santé, leur assurant
l'accès à la formation et à l'éducation.
Elle a souligné la nécessité d'augmenter la capacité
des femmes pour qu'elles puissent éviter de se plonger dans la pauvreté, ce
qui est très important pour maintenir la stabilité de la famille et
de la société.