LOME, 4 avril (Xinhua) -- Le modèle actuel des
relations de la Chine avec les pays africains doit être proposé à
l'échelle planétaire afin que tout le monde puisse bénéficier de la
répartition des revenus mondiaux, a estimé samedi l'économiste et
universitaire togolais Koffi Sodokin, dans une interview
exclusive accordée à l'Agence Xinhua.
"La Chine ne se pointe pas en Afrique comme un
colonisateur, comme un pays qui a envie de piller les ressources mais qui
vient dire j'ai besoin de vos ressources et combien voulez-vous me les
vendre", a expliqué l'économiste et universitaire togolais.
Il a relevé qu'entre la Chine et les pays africains
la discussion est plutôt "d'égal à égal" et que ce n'est pas dans le
sens que "nous vous avons colonisés et nous vous fixons les prix des
produits que vous devez nous vendre".
"C'est cette nouvelle forme de relation qu'il faut
imaginer à l'échelle planétaire de telle manière que tout le monde puisse
bénéficier de la répartition des revenus mondiaux", a proposé
l'économiste togolais, soulignant qu''il n'y a pas que des
perfections et qu'il peut y avoir des imperfections et des choses à
"remettre en ordre" dans les relations futures.
Il fait remarquer que la sphère des relations
internationales est en train de changer et que, quand on parle des
échanges commerciaux et des relations des pays africains avec les pays
développés, on "évoque énormément" les nouvelles relations entre la
Chine et les pays africains.
"Les relations ne sont pas les mêmes que telles
qu'elles l'ont été avec les pays industrialisés il y a un moment notamment
avec les pays européens et américains", a-t-il dit.
Il précise que la relation avec les pays
industrialisés était " plutôt verticale" et que les pays africains étaient
"confinés" dans l'extraction de matières premières et les pays
industrialisés, en contrepartie, fabriquent des biens finis qu'ils
déversent dans les pays en développement tout en sachant qu'il y a une
forte disparité en terme de pouvoir d'achat.
"Cette relation est en train de changer
de figure quand on conçoit la Chine et les pays africains", a
relevé cet universitaire qui qualifie les relations entre la Chine et
les pays africains de "relation horizontale".