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Revue de la presse congolaise
  2009-04-03 15:57:33  

      KINSHASA, 3 avril (Xinhua) -- Voici les principales  informations de journaux congolais parus vendredi :  

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     LE POTENTIEL  

     Destinée à ramener le calme et la paix dans les esprits, après  les conflits armés qui ont endeuillé et détruit les provinces du  Kivu, "l'amnistie pour faits de guerre et insurrectionnels commis  dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu " ne fait pas  l'unanimité au Parlement. Aux termes du projet de loi que le  gouvernement a déposé au mois de mars 2009 à l'Assemblée nationale qui l'a adopté, " les faits amnistiés sont ceux commis pendant la  période allant du mois de juin 2003 à la date de la promulgation  de la présente loi ". Par 52 voix pour, 2 voix contre et 27  abstentions sur 81 votants, le Sénat l'a rejeté jeudi 2 avril 2009 à cause de son " caractère sélectif ". "La loi est limitée sur le  plan des provinces bénéficiaires", ont expliqué certains, alors  que d'autres ont estimé que "le bien-fondé de cette loi sur  l'amnistie n'est pas à discuter ". Le document va être versé à la  commission paritaire mixte Sénat-Assemblée nationale aux fins de  "concertation ". Si les divergences persistent, c'est la position  de la Chambre basse qui, selon les us et coutumes parlementaires,  prévaudra. 

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     L'OBSERVATEUR  

     Qui de l'actuel bureau démissionnaire de l'Assemblée nationale, présidé par Vital Kamerhe et d'une commission spéciale est  habilitée à organiser l'élection des nouveaux membres du bureau de la chambre basse? Cette question a suscité un long débat  contradictoire et très passionné entre les députés de l'Alliance  de la majorité présidentielle (Amp) et ceux de l'opposition au  cours de la plénière de l'Assemblée nationale, présidée hier jeudi 2 avril par Vital Kamerhe, président démissionnaire.Pour les  premiers, c'est-à-dire les députés de l'Amp, cette élection doit  être organisée par une commission spéciale et non par le bureau  sortant. Le député de l'Amp qui a proposé cette option qui, du  reste, a été appuyée par ses collègues de cette famille politique  au pouvoir, dit craindre dans le chef des membres du bureau  sortant, d'influencer l'élection dans la mesure où, a-t-il avancé, certains d'entre eux pourraient se présenter comme candidats.Mais  l'option a été rejetée par l'ensemble des députés de l'opposition, voire même certains parmi ceux de la majorité Amp qui ont démontré que cela est contraire à ce que prescrit la Constitution. 

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     LA PROSPERITE 

     On est loin de sortir de l'auberge. L'affaire Kamerhe encore et toujours elle divise les Députés, à la chambre basse du Parlement, au Palais du Peuple. L'AMP estime qu'en démissionnant, Kamerhe n'a plus qualité d'expédier les affaires courantes. L'Opposition dit,  par contre, que le Règlement Intérieur reconnaît au Président,  fut-il démissionnaire, de le faire. La plénière d'hier s'est  soldée par un cuisant échec. Pas de progrès, trop de motions. Le  prochain rendez-vous, c'est dans trois jours. Ce sera  naturellement pour le lundi 6 avril, avec Kamerhe, en tête du  Bureau sortant, même si l'AMP n'en veut plus. L'homme convoque  jusqu'à preuve du contraire, les plénières, en s'assumant  pleinement devant l'histoire. Là où les espoirs étaient permis de  commencer les choses sérieuses, les Députés ont, eux, étalé hier,  un spectacle insolite. La plénière de ce jeudi s'est soldée par un cuisant échec. L'AMP et l'Opposition en sont sorties, dos à dos.  La guerre larvée autour de Kamerhe est remontée désormais, à la  surface.