BEIJING, 3 avril
(Xinhua) -- Les deux sculptures chinoises en bronze, qui avaient été mises
aux enchères à Paris, doivent retourner dans leur pays natal, a déclaré
jeudi à Beijing Bernard Gomez, président de l'Association pour la
protection de l'art chinois en Europe (APACE).
Les autorités chinoises doivent négocier avec les
propriétaires actuels des bronzes et des sociétés françaises,
pour que ces dernières achètent les deux reliques culturelles et en
fassent don à la Chine, a affirmé M. Gomez, à l'issue de la
signature d'un mémorandum de coopération avec le Fonds des
trésors nationaux de Chine (FTNC).
Les deux organisations se sont engagées à utiliser
des moyens appropriés, raisonnables et légaux afin que les deux têtes
d'animaux en bronze soient rendues à la Chine. Elles comptent
également trouver, grâce à la coopération internationale, des
nouveaux moyens permettant le retour en Chine des objets
culturels chinois pillés, selon le mémorandum.
Niu Xianfeng, directeur adjoint de la FTNC, a
apprécié le soutien constant accordé par l'APACE à la recherche des objets
culturels pillés.
La Chine avait revendiqué à plusieurs reprises la
restitution des têtes d'animaux en bronze pillés dans l'ancien Palais
d'Eté Yuanmingyuan, brûlé par les forces alliées anglo-françaises
pendant la seconde Guerre de l'Opium en 1860.
Cependant, Christie's a mis aux enchères les deux
sculptures après qu'un tribunal parisien a rejeté un dépôt de plainte
intenté par des avocats chinois désireux empêcher cette vente aux
enchères.
Cai Mingchao, un conseiller en collection du FTNC, a
fait une offre par téléphone de 31,49 millions d'euros (39,63 millions de
dollars) pour les deux objets culturels lors des enchères par
Christie's le 25 février. Il a annoncé plus tard qu'il ne
payerait pas.
Jusqu'à présent, cinq des 12 têtes d'animaux en
bronze sont rentrées en Chine.