LONDRES, 3 avril (Xinhua) -- Voici les principaux
points du communiqué final publié jeudi à l'issue du sommet du G20 à
Londres :
"Nous faisons face au plus grand défi posé à
l'économie mondiale dans les temps modernes; une crise qui s'est aggravée
depuis notre dernière rencontre, qui affecte les vies de femmes,
d'hommes, et d'enfants dans chaque pays, et que tous les pays
doivent s'unir pour résoudre. Une crise mondiale demande une
solution mondiale."
"Nous partons de la conviction que la prospérité est
indivisible; que la croissance, pour être durable, doit être
partagée; que notre plan mondial pour la relance doit avoir à son
coeur les besoins et les emplois pour les familles qui
travaillent dur, non seulement dans les pays développés, mais également
dans les marchés émergeants et les pays les plus pauvres du monde; et
doit refléter les intérêts, non seulement de la population
d'aujourd'hui, mais des futures générations. "
"Les accords que nous concluons aujourd'hui, de
tripler les ressources mises à la disposition du FMI à 750 milliards de
dollars, de soutenir émission des Droits de Tirages spéciaux
(DTS) pour 250 milliards de dollars, de soutenir au moins 100 milliards
de dollars de prêts additionnels par les banques de
développements multilatérales, d'assurer 250 milliards de dollars de
soutien au financement du commerce et d'utiliser les ressources
supplémentaires tirées de la vente d'or autorisée du FMI pour
fournir des financements concessionnels aux pays les plus
pauvres, constitue un plan additionnel de 1.100 milliards de dollars pour
restaurer le crédit, la croissance et les emplois dans l'économie
mondiale. Avec les mesures que nous avons chacun prises au niveau
national, tout cela constitue un plan mondial sans précédent.
A propos de la relance de la croissance et
d'emplois
"Nous engageons une expansion budgétaire sans
précédent et concordonnée (...) qui doit, d'ici la fin de l'année
prochaine, atteindre 5000 millions de dollars (...) Nous nous engageons à
fournir l'effort budgétaire nécessaire pour redresser la
croissance.
Aujourd'hui, nous nous sommes mis d'accord pour
injecter des ressources additionnelles de 1.000 milliards de dollars dans
l'économie mondiale par le biais de nos institutions financières
internationales et du financement du commerce. "
A propos du renforcement de la régulation et la
supervision financières
"Les échecs importants dans le secteur financier et
dans la régulation et la supervision financière étaient les causes
fondamentales de la crise. La confiance ne sera pas restaurée avant
que nous ne rétablissions la confiance dans notre système financier. Nous
prendrons des actions pour établir un cadre de régulation et de
supervision plus puissant et plus coordonné au niveau mondial pour le
futur secteur financier, qui soutiendra la croissance durable mondiale et
servira les besoins du commerce et des citoyens."
"En particulier, nous convenons :
d'établir un nouveau Conseil de la stabilité
financière (FSB), doté d'un mandat renforcé, pour remplacer le Forum de la
stabilité financière (FSF), comprenant tous les membres du G20, les membres
du FSF, l'Espagne et la Commission européenne;
que le FSB doit collaborer le FMI pour donner une
alerte vis-à-vis des risques financières et macro-économiques et des
actions à prendre pour s'y attaquer; réformer les systèmes de
régulation (...)"
A propos du renforcement des institutions
financières
"Nous réformerons les mandats, le champ d'action et
la gouvernance (de ces institutions financières) pour refléter les
changements dans l'économie mondiale et les nouveaux défis de la
mondialisation, et que les économies émergentes et en
développements, y compris les plus pauvres, doivent avoir plus de
représentation et de voix. Cela doit être accompagné par des actions
de renforcer la crédibilité et la responsabilité de ces institutions par
une meilleure surpervision stratégique et prise de décisions.
Nous nous engageons à mettre en oeuvre le panier de
réformes de quotas du FMI acceptées en avril 2008 et à appeler le FMI à
terminer une révision des quotas d'ici à janvier 2011."
"Nous nous engageons à mettre en oeuvre les réformes
de la Banque mondiale décidées en octobre 2008."
"Nous sommes d'accord que les chefs et les
dirigeants supérieurs des institutions financières doivent être nommés par
des procédures de sélection ouverte, transparentes et basées sur les
qualités. "
A propos de la résistance au protectionnisme
"Nous réaffirmons les engagements faits à Washington
: à s'empêcher de dresser de nouvelles barrières, d'imposer de
nouvelles restrictions sur les exportations ou de mettre en
oeuvre des mesures contradictoires avec les articles de l'OMC pour
stimuler les exportations. En outre, nous rectifierons telles
mesures. Nous prolongeons cet engagement jusqu'à la fin de 2010."
"Nous restons engagés à parvenir à une conclusion
ambitieuse et équilibrée au cycle de Doha, qui est urgemment nécessaire. "
A propos d'une relance juste et durable pour
tous
"Nous réaffirmons notre engagement historique à
réaliser les Objectifs du millénaire pour le développeement.
Nous mettons des ressources pour la protection
sociale à la disposition des pays les plus pauvres.
Nous prendrons la transition versles technologies et
les infrastructures propres, innovatives, à utilisation efficaces de
ressources, et à faible carbone. "
"Nous nous engageons à travailler avec l'urgence
et la détermination à traduire ces termes en action. Nous acceptons
de nous rencontrer avant la fin de cette année pour réexaminer
les progrès de nos engagements. "