BEIJING, 2 avril (Xinhua) -- La Chine a
indiqué jeudi à Beijing qu'elle appréciait l'engagement formel de la
France de ne soutenir aucune forme "d'indépendance du Tibet".
Le porte-parole du ministère chinois des Affaires
étrangères Qin Gang a fait cette remarque lors d'une conférence de presse
tenue jeudi à Beijing.
La Chine et la France ont publié un communiqué de
presse conjoint le 1er avril.
Selon le communiqué, la France reconnaît pleinement
l'importance et la sensibilité du problème du Tibet et réaffirme son
adhésion à la politique d'une seule Chine et sa position selon laquelle le
Tibet fait partie intégrante du territoire chinois, conformément à la
décision prise par le général Charles de Gaulle, qui n'a pas changé et
restera inchangée. Dans cet esprit et selon le principe de non-ingérence,
la France refuse de soutenir toute forme "d'indépendance du Tibet".
"La France s'est solennellement engagée", a déclaré
Qin Gang, ajoutant : "La position de la France est explicite et nous
espérons que la France pourra se conformer aux principes et à
l'esprit exposé dans le communiqué."
"La Chine a toujours attaché une grande importance à
ses relations avec la France et elle veut conjuguer ses efforts avec
elle pour renforcer la communication et la coopération en accord
avec les principes fondamentaux des relations internationales dont le
respect mutuel, la non-ingérence mutuelle dans les affaires intérieures et
l'égalité de traitement, dans le but de faire avancer le développement
solide et continu de leur partenariat stratégique global", a-t-il
ajouté.
"Aucun pays dans le monde ne reconnaît
l'indépendance du Tibet et le prétendu gouvernement tibétain en exil. La
communauté internationale a vu clairement que les sécessionnistes
tibétains étaient en train de diviser la Chine et de nuire à ses relations
diplomatiques avec les autres pays.", a-t-il fait remarquer.
Qin Gang a réitéré la position de la Chine sur la
question du Tibet.
"Nous nous opposons aux actions visant à diviser la
patrie, engagées par le dalaï lama à l'étranger, et cela quel qu'en soit
le nom ou le prétexte."
"Nous sommes fermement opposés à ce que tout
dirigeant ou personnage public aie des contacts officiels avec le dalaï
lama et à ce que tout pays étranger s'ingère dans les affaires
intérieures de la Chine sur cette question", a-t-il ajouté.
Le président chinois Hu Jintao a rencontré son
homologue français Nicolas Sarkozy à Londres mercredi avant le sommet du
G20 sur la crise financière mondiale prévue jeudi. Cette rencontre a
été le signe de la restauration des relations bilatérales qui
s'étaient dégradées après la rencontre entre le président français et
le dalaï lama.
Les relations des deux pays s'étaient tendues après
que le président français Nicolas Sarkozy a eu une rencontre privée avec
le dalaï lama l'année dernière en Pologne. La Chine a retardé le 11e
Sommet Chine-UE et a exprimé une ferme protestation contre la rencontre,
notant qu'elle a "sérieusement sapé les intérêts de la Chine".
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Communiqué de presse
sino-français
Rencontre entre le président chinois Hu Jintao et
son homologue français Nicolas Sarkozy à Londres

LONDRES, 1er avril (Xinhua) -- Le président chinois Hu Jintao a
rencontré son homologue français Nicolas Sarkozy mercredi soir à Londres.
Les deux dirigeants ont échangé à cette occasion leurs points de vue sur
les relations sino-françaises et la lutte contre la crise financière
mondiale, entre autres.
Un ancien ambassadeur chinois en France souhaite un développement
durable, sain et stable des relations sino-françaises
BEIJING, 2 avril (Xinhua) -- Wu Jianmin, ancien ambassadeur chinois en
France, a déclaré jeudi à Beijing que le communiqué de presse publié
conjointement par la France et la Chine était le résultat des efforts des
deux pays.
France/Chine: Raffarin salue la reprise de contacts de haut niveau
entre les deux pays
PARIS, 1er avril (Xinhua) -- "La clarification de la
relation franco-chinoise était nécessaire à la veille d'un grand
rendez- vous international, elle était aussi souhaitable pour relancer
l'amitié franco-chinoise sur des bases de confiance mutuelle et de la
réciprocité du respect", a déclaré mercredi l'ancien Premier ministre
français Jean-Pierre Raffarin.