Accueil Chine Monde Afrique Economie Culture/Edu Science/Tech Santé Société Environnement Tourisme Sports
-
G20 : Hu Jintao appelle à une opposition ferme au protectionnisme  commercial
-
G20 : Hu Jintao renouvelle l'appel à plus de soutien aux pays en  développement
-
Le sommet du G20 est historique, dit Obama
-
G20 : Hu Jintao appelle à renforcer la coopération face à la crise financière
-
L'Otan souhaite une relation de maturité avec la Russie
Précédents sommets de l'Otan (ENCADRE)
  2009-04-03 07:49:36  

     STRASBOURG (France), 2 avril (Xinhua) -- Le sommet de l'Otan  prévu vendredi et samedi à Strasbourg (France) et à Kehl ( Allemagne), est le premier sommet de l'Otan organisé conjointement par deux pays membres. Il marquera le retour complet officiel de  la France à la structure militaire de l'Alliance atlantique, et le 60 anniversaire du bloc militaire. 

     Les sommets de l'OTAN offrent de façon périodique aux chefs  d'État et de gouvernement des pays membres la possibilité  d'évaluer les activités de l'Alliance et de leur donner des  orientations stratégiques. Il ne s'agit pas de réunions régulières, mais plutôt d'étapes importantes du processus décisionnel de  l'Alliance. Depuis sa création en 1949, l'OTAN a organisé vingt- deux sommets. Le dernier a eu lieu en avril 2008 à Bucarest, en  Roumanie. 

     Les chefs d'État et de gouvernement des pays membres de  l'OTAN se sont réunis pour la première fois lors de la cérémonie  de signature du Traité de l'Atlantique Nord, le 4 avril 1949, qui  n'était pas un sommet à proprement parler. Le premier sommet s'est tenu à Paris huit ans plus tard, en 1957, et les sommets  ultérieurs ont eu lieu à des moments clés de l'histoire de  l'Alliance (de source Otan). 

     -- Paris, 16-19 décembre 1957 : Réaffirmation des principes,  des buts et de l'unité de l'Alliance atlantique ; améliorations de la coordination et de l'organisation des forces de l'OTAN, ainsi  que des dispositions relatives aux consultations politiques ;  reconnaissance de la nécessité d'établir des liens économiques  plus étroits et de coopérer, dans l'esprit de l'article 2 du  Traité, qui est conçu pour éliminer les désaccords dans les  politiques économiques internationales et pour encourager la  collaboration économique. 

     -- Bruxelles, 26 juin 1974 : Signature de la Déclaration sur  les relations atlantiques, approuvée à Ottawa, le 19 juin, par les ministres des Affaires étrangères de l'OTAN, confirmant  l'engagement des pays de l'Alliance en faveur des buts et des  idéaux du Traité, dont c'est le 25e anniversaire de la signature ; consultations sur les relations Est-Ouest en préparation aux  pourparlers du sommet États-Unis-URSS sur la limitation des armes  nucléaires stratégiques. 

     -- Bruxelles, 29-30 mai 1975 : Affirmation de l'importance  fondamentale de l'Alliance et de la cohésion des Alliés face aux  pressions économiques internationales découlant de la crise  pétrolière de 1974 ; soutien en vue de la conclusion positive des  négociations dans le cadre de la Conférence sur la sécurité et la  coopération en Europe (CSCE) (qui auront pour résultat la  signature, en 1975, de l'Acte final d'Helsinki). 

     -- Londres, 10-11 mai 1977 : Lancement d'une étude sur les  tendances à long terme des relations Est-Ouest et d'un programme  de défense à long terme visant à améliorer les moyens de défense  des pays membres de l'OTAN. 

     -- Washington, 30-31 mai 1978 : Examen des résultats  provisoires des initiatives à long terme prises au sommet de  Londres de 1977 ; confirmation de la validité des objectifs  complémentaires de l'Alliance visant à maintenir la sécurité tout  en recherchant la détente Est-Ouest ; approbation d'un objectif de 3% de croissance des dépenses de défense. 

     -- Bonn, 10 juin 1982 : Adhésion de l'Espagne ; adoption de la  Déclaration de Bonn définissant un programme en six points pour la paix dans la liberté ; publication d'une déclaration sur les  politiques et objectifs de l'Alliance concernant la maîtrise des  armements et le désarmement et d'une déclaration sur la défense  intégrée de l'OTAN. 

     -- Bruxelles, 21 novembre 1985 : Réunion extraordinaire du  Conseil de l'Atlantique Nord pour tenir des consultations avec le  président Reagan sur l'issue positive du sommet de Genève États- Unis-URSS sur la maîtrise des armements et d'autres domaines de  coopération. 

     -- Bruxelles, 2-3 mars 1988 : Réaffirmation des buts et  principes de l'Alliance (référence au Rapport Harmel sur les  futures tâches de l'Alliance, publié en 1967) et de ses objectifs  pour les relations Est-Ouest ; adoption d'un plan directeur pour  renforcer la stabilité sur tout le territoire européen, grâce à  l'ouverture de négociations sur la maîtrise des armements  classiques. 

     -- Bruxelles, 29-30 mai 1989 : Déclaration commémorant le 40e  anniversaire de l'Alliance et énonçant les politiques et les  objectifs de sécurité de l'Alliance pour les années 90 visant à  maintenir la défense de l'Alliance, à introduire de nouvelles  initiatives de maîtrise des armements, à renforcer la consultation politique, à améliorer la coopération Est-Ouest et à relever les  défis mondiaux ; adoption d'un concept global de maîtrise des  armements et de désarmement. 

     -- Bruxelles, 4 décembre 1989 : Dans le contexte des  changements fondamentaux qui se produisent en Europe centrale et  orientale et dans la perspective de la fin de la division de  l'Europe, le président américain, M. Bush, consulte les dirigeants de l'Alliance à la suite de sa réunion au sommet avec le président Gorbatchev à Malte. Pendant que se déroule le sommet de l'OTAN,  les dirigeants des pays du Pacte de Varsovie dénoncent l'invasion  de la Tchécoslovaquie de 1968 et rejettent la "doctrine Brejnev"  de souveraineté limitée. 

     -- Londres, 5-6 juillet 1990 : Publication de la Déclaration de Londres sur une Alliance de l'Atlantique Nord rénovée, exposant  des propositions pour le développement de la coopération avec les  pays d'Europe centrale et orientale sur tout un éventail  d'activités politiques et militaires, y compris l'établissement  d'une liaison diplomatique régulière avec l'OTAN. 

     -- Rome, 7-8 novembre 1991 : Publication de plusieurs documents essentiels : le nouveau Concept stratégique de l'Alliance, la  Déclaration de Rome sur la paix et la coopération, des  déclarations sur l'évolution de la situation en Union soviétique  et en Yougoslavie. 

     -- Bruxelles, 10-11 janvier 1994 : Lancement du Partenariat  pour la paix (PPP) ; tous les pays partenaires du Conseil de  coopération nord-atlantique et membres de la Conférence sur la  sécurité et la coopération en Europe (CSCE) sont invités à y  participer ; publication du document cadre du Partenariat pour la  paix ; entérinement du concept de groupes de forces interarmées  multinationales (GFIM) et d'autres mesures visant à développer  l'Identité européenne de sécurité et de défense ; l'Alliance  réaffirme qu'elle est prête à lancer des frappes aériennes à  l'appui des objectifs des Nations Unies en Bosnie-Herzégovine. 

     -- Paris, 27 mai 1997 : Acte fondateur sur les relations, la  coopération et la sécurité mutuelles entre l'Organisation du  Traité de l'Atlantique Nord et la Fédération de Russie, qui  affirme que l'OTAN et la Russie ne sont plus des adversaires et  qui crée le Conseil conjoint permanent OTAN-Russie. 

     -- Madrid, 8-9 juillet 1997 : La République tchèque, la Hongrie et la Pologne sont invitées à entamer des pourparlers d'adhésion ; réaffirmation de la politique de la porte ouverte suivie par  l'OTAN ; reconnaissance de l'accomplissement et de l'engagement  que représente l'Acte fondateur OTAN-Russie ; signature de la  Charte sur un partenariat spécifique entre l'OTAN et l'Ukraine ;  première réunion au sommet du Conseil de partenariat euro- atlantique, qui remplace le Conseil de coopération nord-atlantique; un Partenariat pour la paix renforcé ; actualisation du Concept  stratégique de 1991 et adoption d'un nouveau dispositif de défense; réforme de la structure de commandement militaire de l'OTAN ;  déclaration spéciale sur la Bosnie-Herzégovine. 

     -- Washington, 23-24 avril 1999 : Commémoration du 50e  anniversaire de l'OTAN ; les Alliés réitèrent leur détermination  de mettre fin aux actes de répression du président Milosevic  contre la population albanophone au Kosovo ; la République tchèque, la Hongrie et la Pologne participent à leur première réunion au  sommet ; adoption du Plan d'action pour l'adhésion ; publication  d'une version révisée du Concept stratégique ; renforcement de  l'Identité européenne de sécurité et de défense au sein de l'OTAN ; lancement de l'Initiative sur les capacités de défense ;  renforcement du Partenariat pour la paix et du Conseil de  partenariat euro-atlantique, ainsi que du Dialogue méditerranéen ; lancement de l'Initiative sur les armes de destruction massive. 

     -- Rome, 28 mai 2002 : Les Alliés et la Fédération de Russie  créent le Conseil OTAN-Russie, au sein duquel ils se réunissent en tant que partenaires égaux, conférant une qualité nouvelle aux  relations OTAN-Russie. Le Conseil OTAN-Russie remplace le Conseil  conjoint permanent OTAN-Russie. 

     -- Prague, 21-22 novembre 2002 : La Bulgarie, l'Estonie, la  Lettonie, la Lituanie, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie  sont invitées à entamer des pourparlers d'adhésion ; réaffirmation de la politique de la porte ouverte suivie par l'OTAN ; adoption  d'une série de mesures visant à améliorer les capacités militaires (Engagement capacitaire de Prague, Force de réaction de l'OTAN et  rationalisation de la structure de commandement militaire) ;  adoption d'un concept militaire de défense contre le terrorisme ;  décision d'appuyer les pays membres de l'OTAN en Afghanistan ;  entérinement d'un ensemble d'initiatives visant à l'établissement  de nouvelles relations avec les Partenaires. 

     -- Istanbul, 28-29 juin 2004 : Sept nouveaux membres  participent à cet événement (Bulgarie, Estonie, Lettonie, Lituanie, Roumanie, Slovaquie et Slovénie) ; l'opération de l'OTAN en  Afghanistan est étendue par la poursuite de la mise en place  d'équipes de reconstruction provinciales dans l'ensemble du pays ; il est décidé d'aider le gouvernement intérimaire iraquien à  former ses forces de sécurité ; le soutien nécessaire pour assurer la stabilité dans les Balkans est maintenu ; il est décidé de  modifier les processus d'établissement des plans de défense et de  constitution de forces de l'OTAN, tout en renforçant les  contributions destinées à la lutte contre le terrorisme, notamment pour ce qui est des aspects liés aux ADM ; la coopération avec les Partenaires est renforcée et l'Initiative de coopération  d'Istanbul est lancée à destination des pays de la région du Moyen- Orient élargi. 

     -- Bruxelles, 22 février 2005 : Les dirigeants réaffirment leur soutien à l'instauration de la stabilité dans les Balkans, en  Afghanistan et en Iraq, et s'engagent à renforcer le partenariat  entre l'OTAN et l'Union européenne. 

     -- Riga, 28-29 novembre 2006 : Examen des progrès accomplis en  Afghanistan suite à l'extension de la mission de la FIAS à  l'ensemble du pays, et appel à un engagement plus large de la  communauté internationale ; confirmation du fait que l'Alliance  est prête à jouer son rôle dans l'application des dispositions de  sécurité d'un règlement sur le statut du Kosovo ; adoption de  mesures visant à renforcer encore les capacités militaires de  l'OTAN ; la Force de réaction de l'OTAN est déclarée  opérationnelle ; publication de la Directive politique globale.  Lancement d'initiatives visant à approfondir et à élargir les  relations avec les Partenaires ; la Bosnie-Herzégovine, le  Monténégro et la Serbie sont invités à adhérer au Partenariat pour la paix. 

     -- Bucarest, 2-4 avril 2008 : À Bucarest, les dirigeants des  pays alliés examinent l'évolution des principaux engagements de  l'OTAN : les opérations de l'OTAN (notamment en Afghanistan et au  Kosovo), l'élargissement (l'Albanie et la Croatie ont été invitées à engager le processus d'accession et l'ex-République yougoslave  de Macédoine sera invitée à le faire dès que les négociations en  cours sur la question de son nom auront abouti à la conclusion  d'un accord), et la poursuite du développement de capacités  militaires.