LONDRES, 2 avril (Xinhua) -- Plusieurs dirigeants
ont applaudi les engagements à l'issue du sommet du G20, qui s'est terminé
jeudi à Londres avec notamment une promesse d'injecter 1.100
milliards de dollars pour la relance économique, un appel conjoint à
rejeter le protectionnisme et des actions concrètes pour renforcer la
régulation financière.
Le sommet du G20 à Londres est "historique" et "un
tournant" du fait que les participants ont décidé de prendre des mesures
sans précédant globales pour relancer l'économie mondiale, a estimé le
président américain Barack Obama.
Le G20 a réalisé des "progrès énormes" afin
d'améliorer la régulation financière, a affirmé M. Obama, lors d'une
conférence de presse à l'issue du sommet d'une journée à Londres.
"Les nations les plus pauvres sont de futurs
marchés", a indiqué M. Obama, ajoutant qu'il demanderait au Congrès
(Parlement) américain d'allouer immédiatement 448 millions de
dollars pour aider les pays défavorisés.
Par la voix du président en exercice Mirek Topolanek
et du président la Commission européenne José Manuel Barroso, l'Union
européenne (UE) a salué les conclusions du sommet de Londres.
"Regardez les conclusions, il est juste de dire
qu'elles ont été beaucoup plus ambitieuses que ce qui était prévu", a
déclaré M. Barroso, lors d'un point de presse aux côtés de M. Topolanek,
Premier ministre tchèque.
"Je suis heureux de voir que la plupart de nos
propositions approuvées dans le cadre de la présidence tchèque (...) sont
en effet bien respectées dans nos conclusions", a indiqué Barroso.
"Ce que nous avons accompli dans l'histoire
économique est incomparable", a dit M. Barroso, rappelant que les cinq
objectifs qu'il avait souligné avant le sommet ont été tous atteints
(relance de la croissance, régulation financière, renforcement
d'institutions financières internationales, rejet du protectionnisme
et promotion d'un environnement à faible carbone).
Pour sa part, M. Topolanek, qui préside Conseil de
l'UE, a s'est dit aussi satisfait des résultats du sommet de Londres. Il
indiqué que la décision du G20 d'accroître les ressources du
Fonds monétaire international (FMI) pourrait aider à "créer plus de
confiance dans l'économie".
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a salué
l'engagement des leaders du G20 à "combattre le protectionnisme
et contrôler la conformité", dans un communiqué lu par sa
porte-parole Michele Montas.
"Les leaders du G20 ont réaffirmé les engagements
précédents d'accroître l'aide et d'aider les pays à atteindre les
Objectifs du millénaire pour le développement", a indiqué M. Ban, qui
s'est dit "ravi" de voir un engagement du G20 à verser 1.100 milliards
de dollars pour relancer l'économie mondiale.
Le président sud-africain Kgalema Motlanthe, seul
représentant africain au sein du G20, s'est félicité lui aussi des
résultats du sommet de Londres.
S'adressant aux journalistes à l'issue du sommet
d'un jour tenu à Londres, M. Motlanthe a salué l'engagment du G20 à
protéger le financement en faveur des pays en développement et à achever
les négociations du cycle de Doha le plus tôt possible.
Pendant qu'il y a une reconnaissance sur le fait que
les pays les plus pauvres offrent une opportunité pour la croissance,
Motlanthe a indiqué qu'"il y a un engagement à s'assurer que les
pays en développement recoivent les financements surtout dans
l'infrastructure".
Entre temps, Motlanthe a appelé à une suveillance
de la mise en oeuvre des actions approuvées au Sommet de Londres afin
de surmonter la crise dans les délais les plus brefs possibles.