LONDRES, 2 avril (Xinhua)
-- Le sommet d'une journée du Groupe des 20 (G20) a commencé jeudi matin à
Londres pour trouver des moyens de mieux faire face à l'actuelle crise
financière et économique mondiale et devrait se mettre d'accord sur une
réorganisation majeure du système financier mondial et de nouvelles
mesures coordonnées pour lutter contre le ralentissement économique.
La réunion, la deuxième du genre depuis le Sommet du
G20 à Washington en novembre, tente de chercher l'unité et la
coordination parmi les membres du groupe pour empêcher l'aggravation
de la crise qui a conduit à la récession économique et à un taux de
chômage élevé dans de nombreux pays, et les participants sont invités à
parler fort contre le commerce et l'investissement protectionnistes.
Parmi ceux qui participent au sommet figurent les
dirigeants venus de Grande-Bretagne, d'Australie, du Brésil, du Canada, de
Chine, de France, d'Allemagne, d'Indonésie, d'Italie, du Japon, des
Pays-Bas, de Russie, d'Arabie saoudite, d'Espagne, d'Afrique du Sud, de
Corée du Sud, de Russie, de Turquie, des États-Unis et de l'Union
européenne (UE).
De hauts fonctionnaires de l'ONU, de l'Organisation
mondiale du commerce, de la Banque mondiale, du Fonds monétaire
international (FMI), du Nouveau Partenariat pour le développement de
l'Afrique (NEPAD) et de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est
(ASEAN) participent également à la réunion.
Les dirigeants envisagent de renforcer la
coordination dans des mesures de stimulation budgétaires, de parvenir à un
consensus sur l'augmentation des prêts du FMI, et de réaffirmer
l'engagement à la lutte contre le protectionnisme afin d'aider à rétablir
la croissance économique durable et de stabiliser le marché
financier au niveau mondial.
Le sommet de Londres fait face à une intensification
des appels à l'aide. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a
écrit aux dirigeants du G20, demandant la mise au point d'un plan de
stimulation de 1000 milliards de dollars pour les pays en développement de
2009 à 2010.
"Nous avons besoin d'un vrai paquet de stimulation
global qui satisfait aux besoins des pays en développement", a déclaré M.
Ban.
En aidant les pays pauvres, le G20 aidera également
eux-mêmes dans la récession. a dit M. Ban, avant d'indiquer : "En
fournissant ce soutien, vous pouvez renforcer l'économie
mondiale, aider à augmenter votre propre croissance et garantir la
stabilité mondiale."
Les pays en développement et émergentes cherchent un
plus grand droit à la parole dans le fonctionnement de l'économie
mondiale. Le fait que le G20 a remplacé le G8 comme principal forum
pour discuter de la crise montre déjà un changement dans le paysage
économique et diplomatique avec l'émergence de la Chine, de l'Inde et du
Brésil en tant que principaux acteurs.

Mercredi, les dirigeants de grands pays ont appelé à
une coopération plus étroite dans le traitement de la crise
financière.
Le président chinois Hu Jintao a déclaré lors d'une
réunion avec son homologue russe Dmitry Medvedev que la Chine et la
Russie devraient renforcer la coopération pour surmonter ensemble les
difficultés actuelles dans le cadre des conditions complexes et
graves des conditions de l'économie mondiale.
Les deux pays doivent renforcer les communications
et consultations, coordonner leurs positions dans le cadre du G20,
en particulier, et faire progresser les réformes du système
financier international, a déclaré M. Hu.
Les dirigeants américain et britannique ont exprimé
leur espoir que le sommet du G20 parvienne à un consensus sur des
efforts concertés pour faire face à de grands problèmes mondiaux.
"Je suis absolument convaincu que cette réunion
reflète un énorme consensus sur la nécessité de travailler ensemble pour
faire face à ces problèmes", a dit le président américain Barack
Obama après ses entretiens mercredi matin avec le Premier
ministre britannique Gordon Brown.
La chancelière allemande Angela Merkel et le
président français Nicolas Sarkozy ont appelé mercredi à des actions
concrètes pour le Groupe des 20 (G20), avertissant que ceux qui ne
respectent pas les engagements du G20 doivent être distingués.
S'exprimant lors d'une conférence de presse
conjointe après leur réunion à Londres à la veille du sommet, M. Sarkozy a
dit que les banques de prêts doivent être traçables, les fonds doivent
être enregistrés et contrôlés, en ajoutant que l'adoption par le
sommet du G20 de Londres d'une nouvelle régulation du système
financier international est "non négociable" pour la France et
l'Allemange.
"Sans une nouvelle régulation, il n'y aura pas de
confiance. Et sans confiance, il n'y aura pas de reprise, c'est un objectif
majeur, non négociable", a souligné M. Sarkozy.
De son côté, Mme Merkel a indiqué que la crise
financière n'est pas une crise naturelle, donc plus de régulation est
nécessaire. "Nous ne voulons pas des résultats qui n'ont aucun impact en
pratique", nous voulons des résultats qui "changent le monde",
a-t-elle ajouté.
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