BEIJING, 1er avril (Xinhua) -- Le
ministère chinois de la Santé publique et le magnat international de
l'informatique Bill Gates vont s'associer pour améliorer le dépistage et
le traitement de la tuberculose dans le pays.
La Chine introduira de nouveaux tests de dépistage,
de nouveaux médicaments contre la maladie, de nouvelles méthodes de
suivi des patients ainsi que des formations pour le personnel
médical, grâce à un don de 33 millions de dollars accordé par la
Bill & Melinda Gates Foundation.
Gates a annoncé cette donation mercredi lors d'une
réunion en présence des ministres et des responsables de la santé publique
d'environ 30 pays et régions.
Le programme de 5 ans a pour objectif d'aider la
Chine, dont le nombre de cas de tuberculose est le deuxième plus élevé
dans le monde, à résoudre le problème croissant posé par la résistance de
la tuberculose aux médicaments, a dit Gates.
"La tuberculose est une menace croissante en raison
des lacunes qui existent dans les façons de dépister et de traiter la
maladie", a déclaré Bill Gates. "Ce partenariat permettra de
supprimer cette résistance à la source."
La Chine a rapporté 1,3 million de nouveaux cas de
tuberculose, dont 112 00 nouveaux cas de tuberculose multirésistante en
2007, selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Le ministre chinois de la Santé publique Chen Zhu a
indiqué que le projet serait exécuté dans 20 villes d'ici les cinq
prochaines années. L'objectif est de traiter 50 000 patients
atteints de la maladie chaque année.
Margaret Chan, directrice générale de l'OMS, a
déclaré lors de la réunion que le monde faisait face à une "situation
précaire" en raison de la propagation de la tuberculose
multirésistante.
Bien que la tuberculose soit une maladie traitable
que l'on peut prévenir, quand le bacille de la tuberculose devient
résistant aux deux médicaments anti-tuberculose les plus
efficaces, la maladie se développe alors en tuberculose
multirésistante.
La forme la plus sérieuse de tuberculose
multirésistante a été détectée dans plus de 50 pays, principalement en
Asie, en Afrique et en Europe, selon l'OMS.
Selon l'organisation, le mauvais usage des
médicaments et la mauvaise gestion des traitements sont responsables de la
résistance aux médicaments.