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Commentateur économique britannique: les meneurs du G-20 doivent agir ensemble face à la crise mondiale
Commentateur économique britannique: les meneurs du G-20 doivent agir ensemble face à la crise mondiale
  2009-04-01 15:55:03  

        LONDRES, 31 mars (Xinhua) -- Les meneurs du G-20 doivent agir ensemble lors du sommet de Londres afin de trouver des solutions à l'actuelle crise financière mondiale, éventuellement le pire  effondrement économique depuis les années 1930, a estimé un  commentateur économique britannique dans un entretien accordé il y a peu à Xinhua. 

     Alex Brummer, auteur du livre récemment publié "L'effondrement  : comment l'avidité et l'incompétence ont suscité la crise du  crédit", est depuis mai 2000 le rédacteur financier du Daily Mail  (Londres), où il rédige une colonne quotidienne sur l'économie et  la finance. 

     Au cours de l'entretien, M. Brummer a averti les dirigeants du  monde de ne pas répéter l'échec du sommet de 1933 à Londres. 

     A l'apogée de la grande Dépression en 1933, plus de 1.000  dirigeants mondiaux et responsables financiers n'ont pu parvenir à un accord lors de la Conférence économique mondiale qui a duré six semaines à Londres. 

     Il est très important cette fois-ci pour les dirigeants du  monde d'"agir en commun", a-t-il souligné, ajoutant qu'un accord  sur les stimulations fiscales, le libre-échange et les régulations bancaires consistera en trois mesures majeures pour évaluer  l'efficacité du sommet du G-20. 

     "L'envergure des stimulations fiscales sera la grande mesure du succès ou de l'échec du G-20. Mais comme nous sommes proches du  sommet, il devient absolument clair que la plupart des pays,  notamment les pays de l'Europe occidentale, ne voudront pas être  pressés par cette question. Ils veulent le faire à leur façon", a  souligné M. Brummer. 

     M. Brummer a mis l'accent sur l'importance du libre-échange sur fond de l'actuelle crise financière. Il est tout à fait important  que "personne ne recule derrière la barrière commerciale", a-t-il  signalé, appelant le G-20 à soutenir le libre-échange dans le  monde. 

     En outre, il a appelé à une régulation bancaire beaucoup plus  ferme afin d'aider à résoudre la crise financière, née sur le  marché financier occidental. 

     Concernant la réforme des institutions financières  internationales, M. Brummer a indiqué qu'il doit y avoir "quelques redistributions de quotas, de droits de vote, et de critères de  l'adhésion au Fonds monétaire international (FMI)". 

     "Les anciennes puissances... détiennent trop de votes au FMI et évidemment c'est une nécessité de redistribuer les quotas, les  droits de vote et les critères de l'adhésion au FMI. Et cela doit  arriver à un certain point", a-t-il souligné. 

     Cependant, il a averti que ce sera un processus très lent parce que les anciennes puissances européennes sont très réticentes à  céder leur droit de vote.