LONDRES, 31 mars (Xinhua)
-- Les dirigeants des économies développées et émergentes du G20 ne
devraient pas oublier la population pauvre du monde lors de leur rencontre
à Londres à la fin de cette semaine, d'après le président de la Banque
mondiale Robert Zoellick mardi.
"A Londres, Washington et Paris, les gens parlent de
bonus. Dans des parties d'Afrique, d'Asie du Sud, et d'Amérique latine,
la bataille est pour ou l'absence de nouriture," a déclaré Zoellick
dans un discours avant le sommet du G20, diffusé à Londres.
La Banque mondiale a prévenu que dans le sillage de
la crise financière, il pourra avoir une baisse brusque de la croissance
économique dans les pays en développement cette année, mettant
davantage en danger les personnes pauvres.
La croissance économique des pays en développement,
d'après des projections, pourra chuter brusquement à 2,1% en 2009, une
baisse de plus de trois points de pourcentage comparée à l'année
dernière, pendant que l'économie mondiale subira une contraction d'1,7%
cette année par rapport à la croissance d'1,9% en 2008, la première
baisse mondiale depuis la Seconde guerre mondiale.
La croissance pourrait actuellement baisser en
Europe de l'Est et du centre, en Asie centrale, en Amérique latine et aux
Caraïbes.
Environ 53 millions de personnes supplémentaires
seraient prises dans l'étau de la pauvreté cette année, subsistant avec
moins d'1,25 dollars américains, en raison de la crise.
Zoellick a indiqué que les dirigeants du monde
devraient tirer les leçons des précédentes crises économiques en Amérique
latine et en Asie dans les années 1990 et ne pas repéter l'erreur
d'ignorer la situation critique des plus vulnérables. Les pays en
développement devaient faire partie de la solution globale à la
crise mondiale.
"N'est-il pas temps d'institutionaliser le soutien
au plus vulnérables pendant les crises,(...)?" a déclaré Zoellick, lui
qui a proposé que les pays développés allouent 0,7% de leurs plans de
relance au financement afin de financer les pays en
développement.
"Un engagement pour mettre en place des structures
afin de soutenir et financer les réseaux de sécurité car ceux qui sont
plus en danger pourraient aller plus loin en montrant que le G20 ne
pourra pas soutenir un deux-tiers du monde, avec les sommets sur des
systèmes financiers, et le silence pour les pauvres," a-t- il ajouté,
appelant à un visage humain dans les économies de marché.