par HE
Ying
BEIJING, 31 mars (Xinhua) -- Le sommet du G20 à
Londres est de plus en plus au centre des attentions, suscitant l'espoir de
trouver une solution à la crise économique qui frappe actuellement le
monde entier.
Le G20, qui représente presque 90% du PIB mondial,
80% des échanges commerciaux mondiaux et deux tiers de la population du
monde, s'avance actuellement sur le front de la lutte contre la
crise globale, alors que le G7, club traditionnel des grandes
puissances, est en retrait en raison de son déclin sur la carte
économique mondiale, sachant bien qu'il ne peut pas relancer
l'économie mondiale avec sa propre force.
Au cours de l'année dernière ou des deux dernières
années, l'économie mondiale, tourmentée par la crise financière, a connu
une chute en spirale. Le Fonds Monétaire International (FMI) a
révisé à la baisse ses prévisions sur la croissance économique
mondiale.
Dans un rapport publié le 19 mars, le FMI a prévu un
redressement modéré pour l'année prochaine, sur la base de plusieurs
conditions préalables. "La croissance économique mondiale dépendra
notamment des concrètes démarches politiques entreprises pour stabiliser
les marchés financiers, et de l'adoption de politiques volontaires
destinées à stimuler la demande", a indiqué le FMI.
Avant le Sommet de Londres, il y a un consensus
universel sur le fait que des efforts concrets sont obligatoires pour
sortir l'économie mondiale de la récession, aucun pays ne pouvant être à
l'abri de cette crise économique.
Selon le FMI, les économies développées souffriront
d'une profonde récession en 2009, et d'autres économies du monde
seront également affectées. "Dans les pays en développement et en
émergence, la croissance économique continuera à être entravée
par les contraintes de financement, les bas prix des produits
quotidiens, la faible demande extérieure et domestique", a déclaré le
FMI dans son rapport.
Les appels à la coopération internationale se sont
intensifiés, toutes les économies se trouvant dans la même phase de
récession. "Le monde peut travailler de concert", a souligné le 23 mars le
Premier ministre britannique Gordon Brown. A ses yeux, les résultats de la
récente réunion des 27 pays membres de l'Union européenne ont montré que
les dirigeants avaient été déterminés à "réorganiser les systèmes
financiers et commerciaux du monde" et à faire ce qui est nécessaire pour
parvenir à un redressement à travers le monde.
Sur le site officiel du sommet de Londres,
l'objectif de la Conférence est de réunir les plus grandes économies pour
favoriser la reprise de la croissance économique glolable, par le biais du
renforcement de la coordination internationale. Trois engagements
des leaders mondiaux sont nécessaires pour réaliser cet objectif:
actions destinées à stabiliser les marchés financiers, réformes des
systèmes financiers et économiques au niveau mondial, mettre l'économie
globale sur la voie de la croissance durable, d'un taux élevé d'emploi et
de la réduction de la pauvreté.
''L'isolationnisme économique peut aboutir à une
spirale négative d'événements analogue à celle des années 1930s", a
averti le président de la Banque Mondiale Robert B. Zoellick dans un
rapport. Le commerce et les investissements, deux moteurs de la prospérité
économique mondiale, deviennent vulnérables actuellement.
A l'ordre du jour du sommet de Londres,
figure également la lutte contre le protectionnisme et le developpement
de l'économie verte.