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La position de l'UE sur le Sommet du G20 à Londres
  2009-03-31 13:39:15  

     LONDRES, 30 mars (Xinhua) -- Les leaders du G20, qui regroupe les principaux pays développés et émergents, se réuniront jeudi à  Londres pour débattre de la crise financière et de l'économie  mondiale.  

     Voici une brève présentation de la position commune de l'Union européenne (UE) lors de cet évènement, élaborée par les membres du bloc au début de ce mois.  

     1. La coordination des mesures de stimulation fiscale  

     L'UE soutient la coordination internationale continue des  mesures de stimulation fiscale, mais elle s'oppose à un appel  lancé par les Etats-Unis à renforcer son plan de stimulation  fiscale.  

     L'UE a estimé que la priorité était de restaurer le  fonctionnement du marché du crédit et de faciliter la circulation  du prêt dans l'économie.  

     2. Meilleur plan de régulation du marché financier 

     L'UE s'efforce de parvenir à un accord pour s'assurer de  plans de régulation bien choisis et de la surveillance de tous les marchés financiers, des produits et des participants qui  présenteront un risque systémique.  

     La coopération internationale en matière de supervision  financière doit être améliorée. L'UE appelera en particulier à un  établissement rapide des collèges chargés de la supervision de  toutes les grandes institutions financières transfrontalières  avant la fin de l'année 2009.  

     3. La réforme des institutions financières internationales  

     L'UE veut améliorer les instruments de supervision du Fonds  monétaire international (FMI) en vue de renforcer son rôle  important dans la prévention de la crise, avec le Forum de  Stabilité financière internationale (FSF).  

     Elle a appelé à une importante augmentation durable, au moins  un doublement, des ressources de prêts du FMI, pour que le fonds  puisse aider ses membres qui ont des difficultés de balance des  paiements dans le contexte de la crise. Les pays membres de l'UE  sont déjà prêts à accorder 75 milliards d'euros (99 milliards de  dollars) au FMI sous forme de prêt.  

     Le bloc des 27 pays soutient également la réforme de la  gouvernance des institutions financières internationales. Il a  convenu d'accorder plus de pouvoir aux pays émergents au FMI et de soutenir l'élargissement du FSF à tous les membres du G20, à  l'Espagne et à la Commission européenne.  

     L'UE espère également trouver un consensus sur une charte  internationale pour les activités économiques durables, une  première étape vers l'établissement de standards de gouvernance  commerciale.  

     4. Pas de protectionnisme et un fonds de financement du  commerce international 

     L'UE souhaite que les membres du G20 s'engagent fermement à  maintenir l'ouverture de leurs machés et évitent toutes les formes de mesures protectionnistes.  

     Elle a appelé à une conclusion rapide du round de Doha de  négociations sur le commerce mondial, suspendu depuis longtemps,  et soutenu une initiative multilatérale sur le financement du  commerce international.  

     Le Premier ministre britannique Gordon Brown, le pays hôte du  sommet, a indiqué qu'il proposerait de créer un fonds mondial de  100 milliards de dollars destiné à financer le commerce  international.  

     5. Soutenir les pays en voie de développement  

     L'UE a estimé que le G20 devait honorer son engagement  d'augmenter l'assistance au développement, de mettre en oeuvre  l'initiative d'aide pour le commerce et d'accorder un accès hors  taxes et hors quotas aux pays les moins développés à leurs  marchés. Le bloc de 27 pays travaillera pour que les banques de  développement multilatérales puissent contribuer à lutter contre  les effets de la crise dans les pays en voie de développement.  

     Bien que l'UE espère parler d'une même voix au Sommet du G20 à  Londres, il y a déjà certaines divergences parmi ses principaux  pays membres.  

     Tandis que l'Allemagne et la France refusent fermement l'appel américain à adopter des plans de stimulation fiscale  supplémentaires et soulignent que la grande priorité doit être la  réforme financière internationale, la Grande-Bretagne tend à avoir un certain point de vue commun avec Washington.