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Le sommet arabe adopte un communiqué sur le Soudan, la réconciliation, la paix (SYNTHESE)
  2009-03-31 08:50:45  

  Les dirigeants participant au 21ème  sommet de la Ligue arabe (AL), qui a pris fin lundi à Doha, a  adopté un communiqué sur le rejet du mandat d'arrêt de la CPI  contre le président soudanais Omar el-Béchir, la réconciliation  inter-arabe et le processus de paix au Moyen-Orient.

   DOHA, 30 mars (Xinhua) -- Les dirigeants participant au 21ème  sommet de la Ligue arabe (AL), qui a pris fin lundi à Doha, a  adopté un communiqué sur le rejet du mandat d'arrêt de la CPI  contre le président soudanais Omar el-Béchir, la réconciliation  inter-arabe et le processus de paix au Moyen-Orient.  

     REJET TOTAL DE MANDAT D'ARRET CONTRE BECHIR   

     Dans le communqué lu par le secrétaire général de la Ligue  arabe, Amr Moussa, les dirigeants arabes participant au sommet  sont unanimes sur le rejet du mandat d'arrêt de la Cour pénale  internationale (CPI) contre le président el-Béchir. 

     Ils ont également exprimé leur soutien à la poursuite des  pourparlers entre le gouvernement soudanais et les groupes  rebelles du Darfour sous la médiation du Qatar. 

     Le rejet a été largement attendu du fait que de nombreux  dirigeants arabes ont dénoncé la décision de la CPI rendue  publique le 4 mars. 

     "Nous soulignons notre solidarité avec le Soudan et notre rejet de la décision prise par la Cour pénale internationale", a dit  Moussa. 

     Il a indiqué que la décision d'arrêter Bashir visait à "saper  l'unité et la stabilité du Soudan".  

     PROCESSUS DE PAIX AU MOYEN-ORIENT   

     Les dirigeants arabes ont exprimé leur soutien au peuple  palestinien face à l'agression israélienne et appelle les  Palestiniens à réaliser l'unité nationale.  

     Ils demandent instamment à Israël de mettre fin à ses  politiques unilatérales et au siège de Gaza et d'arrêter les  activités de colonisation. 

     Les dirigeants arabes ont dit qu'il est nécessaire de définir  un calendrier précis pour qu'Israël remplisse ses obligations  envers le processus de paix, selon le communiqué. 

     Selon le communiqué, les dirigeants arabes ont décidé de créer  un comité pour chercher la poursuite des dirigeants israéliens  pour l'offensive militaire israélienne de 22 jours contre la bande de Gaza en décembre 2008, dans lequel plus de 1.300 Palestiniens  ont été tués. 

     Les dirigeants arabes ont également appelé la communauté  internationale à aider à prévenir la propagation des armes  nucléaires au Moyen-Orient et à oeuvrer pour une "zone exempte  d'armes". 

     Moussa a expliqué que l'objectif est d'obliger Israël à signer  le Traité de non-prolifération et à ouvrir ses installations aux  inspections internationales. Israël est largement soupçonné  d'avoir un programme d'armes nucléaires, mais il n'a jamais admis.  

Les dirigeants participant au 21ème  sommet de la Ligue arabe (AL), qui a pris fin lundi à Doha, a  adopté un communiqué sur le rejet du mandat d'arrêt de la CPI  contre le président soudanais Omar el-Béchir, la réconciliation  inter-arabe et le processus de paix au Moyen-Orient.

     RECONCILIATION INTER-ARABE   

     Le communiqué final appelle le monde arabe à réaliser la  réconciliation dans les plus brefs délais. 

     Le communiqué souligne que les différences inter-arabe doit  être résolu par un dialogue constructif et les dirigeants  s'engagent à la solidarité et l'intégrité de tous les pays arabes. 

     Dans une interview avec Xinhua, le conseiller koweïtien à la  sécurité a déclaré: "Il ne fait aucun doute que le monde arabe a  atteint la réconciliation lors de ce sommet". 

     Le communiqué final publié à l'issue du sommet a été "très  pratique", car il traite de nombreux problèmes auxquels le monde  arabe doit faire face, a-t-il affirmé. 

     Le monde arabe a longtemps été embourbés dans une délicate  situation de division. Leurs ruptures sont élargies sur la façon  de traiter avec Israël lors des bombardements de la bande de Gaza  par Israël, avec quelques pays appelant à des actions dures, mais  d'autres optant pour une approche modérée. 

     Le schisme entre les soi-disant "camps modérés", représentées  par l'Arabie saoudite et l'Egypte, et la ligne dure représentée  par la Syrie, a été mis en évidence par l'absence des dirigeants  de l'Egypte et de l'Arabie saoudite lors d'un sommet  extraordinaire initié en janvier par le Qatar. 

     Le sommet de Doha, prévu initialement pour lundi et mardi, a  réuni le président el-Béchir, le président syrien Bashar al-Assad, le président palestinien Mahmoud Abbas, le président des Emirats  arabes unis, Shaikh Khalifa bin Zayed al-Nahyan, le dirigeant  libyen, le colonel Muammar Kadhafi, le roi Abdullah bin Abdul-Aziz de l'Arabie saoudite et le président libanais Michel Suleiman. 

     Le président égyptien Hosni Mubarak, ainsi que les dirigeants  de cinq autres pays, n'étaient pas présents au sommet. 

     Le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon, le  secrétaire général Moussa, l'émir qatari Cheikh Hamad bin Khalifa  al-Thani et le président soudanais Omar el-Béchir ont pris la  parole au cours de la rencontre. 

     Le communiqué souligne également le rôle arabe de l'Irak.