LONDRES, 30 mars (Xinhua)
-- Le sommet du Groupe des 20 (G20) se tiendra le 2 avril à Londres pour
discuter, entre autres, d'une réponse coordonnée à l'actuelle crise
financière mondiale. Voici les positions des principaux pays en
développement participant à cette réunion:
Argentine
L'Argentine envisage de proposer la création d'une
nouvelle architecture financière mondiale, la réforme des institutions de
prêt, en particulier le Fonds monétaire international (FMI), et
l'adoption de mesures préventives pour éviter de nouvelles
crises.
Le ministre argentin des Finances, Carlos Fernandez,
a demandé d'élaborer des stratégies internationales, qui mettront plus
d'accent sur les besoins des pays en développement, et a exhorté le
FMI et la Banque mondiale à adopter des politiques de prêt plus souples.
L'Argentine demandera également un renforcement du
pouvoir de décision des pays en développement au sein des institutions de
prêt multilatérales, selon le ministre argentin des Affaires
étrangères, Jorge Taiana.
Brésil
Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva et
le Premier ministre britannique Gordon Brown ont proposé le 26 mars la
création d'un fonds mondial de 100 milliards de dollars
américains pour stimuler le commerce.
M. Lula a également indiqué qu'il était important de
discuter d'une proposition russe visant à remplacer le dollar comme
monnaie de réserve internationale, mais des analystes ont estimé que la
question a peu de chances d'être discuté à Londres.
Le Brésil appuie également la réforme de certaines
institutions financères internationales, telles que le FMI et la Banque
mondiale.
Le 24 mars, le ministre brésilien des Finances,
Guido Mantega, a demandé aux membres du G20 de contribuer davantage au
Fonds mondial pour que le FMI aide les pays en développement.
M. Mantega a également fait savoir que son pays
proposerait la mise en place d'une ligne de crédit pour financer les
industries des pays émergents orientées vers l'importation et
l'exportation.
Chine
La Chine a invité la communauté internationale à
"agir ensemble " au sommet de Londres pour traverser la crise financière
mondiale.
Dans un article publié vendredi dernier par le
quotidien britannique The Times, le vice-Premier ministre chinois Wang
Qishan a souligné l'importance pour la communauté internationale de
renforcer la coordination et la coopération pour surmonter les difficultés
actuelles.
Il a fermement rejeté le protectionnisme de tout
genre pour le commerce et l'investissement.
"La communauté internationale devrait reconnaître
que la tendance à la mondialisation économique est irréversible et doit
prendre des mesures crédibles pour rejeter toute forme de
protectionnisme pour le commerce et de l'investissement", a-t-il
dit.
Il a également demandé la réforme du système
financier international, "avec l'accent mis sur le réajustement de la
structure de gouvernance des institutions financières
internationales et l'augmentation de la représentation et la voix
des pays en développement". De plus, il a demandé au sommet de
Londres de fixer un objectif clair, un calendrier et une feuille de
route pour une telle réforme.
Sur le sujet de l'augmentation des ressources
financières du FMI, le vice-premier chinois a dit que la Chine est
favorable à cette augmentation dans la mesure où les fonds sont sûrs et
les rendements raisonnables peuvent être assurés.
En échange, a-t-il dit, le FMI doit renforcer sa
capacité, réformer la structure de gouvernance et assurer que les
ressources jouent un rôle important dans l'atténuation de la crise
financière internationale et dans la lutte contre la récession économique
mondiale.
La Chine préfère que les ressources seront
principalement utilisées pour aider les pays en développement qui sont
gravement touchés par la crise, a affirmé le responsable chinois.
Inde
L'Inde demandera au monde développé de renoncer à
ses politiques protectionnistes, au sommet de Londres, selon le
ministre indien des Finances Pranab Mukherjee.
Dans une déclaration conjointe publiée le 14 mars
par les ministres des Finances des pays BRIC - le Brésil, la Russie,
l'Inde et la Chine - à Londres, ces quatre pays se sont félicités de
l'élargissement du Comité de Bâle sur le contrôle bancaire, et a indiqué
que le Conseil des normes comptables internationales et d'autres
organismes d'établissement des normes doivent aussi devenir plus
représentatifs.
Les pays BRIC estiment que la stabilisation du
système financier international par le biais de la recapitalisation, du
soutien de liquidité et de l'assainissement des bilans de balance
des banques constitue une priorité, ajoutant que les pays BRIC sont
en train de prendre des mesures susceptibles de promouvoir la demande
intérieure dans les économies nationales, et continueront de faire de
même.
Les quatre pays soutiennent fermement les
suggestions discutées au sein des groupes de travail du G20 pour
intensifier la surveillance des hedge funds et des fonds de capital privé
qui avaient eu un grand impact sur les marchés mondiaux.
Indonésie
L'Indonésie propose une réforme des institutions
financières globales lors du sommet de Londres dans le but d'aider les
marchés émergents à survivre à la crise mondiale.
Mahendra Siregar, un haut fonctionnaire du bureau de
coordination du ministre indonésien de l'Economie, a dit le 27 mars
que le FMI, la Banque mondiale, la Banque asiatique de développement et la
Banque africaine de développement doivent changer leurs politiques
d'établir de certaines conditions préalables au décaissement de prêts,
tandis que la composition de leurs membres qui sont dominés par ceux de
l'Europe et des États- Unis, doit être réarrangée.
Aucun pays en développement n'a récemment obtenu des
prêts du FMI sous des conditions préalables, a-t-il expliqué.
Le 18 mars, le ministre indonésien des Finances, Sri
Mulyani Indrawati, a critiqué le fait que les institutions financières
internationales manquent de crédibilité dans la mesure où elles
ne reflètent pas les intérêts de tous les pays.
"Nous avons besoin de renforcer la gestion de ces
institutions et d'assurer que leurs politiques reflètent les développements
économiques globaux", a dit M. Mulyani.
Lors du sommet, l'Indonésie proposera également
d'aider les pays en développement par un fonds global pour faire face aux
difficultés dans la crise, a ajouté M.
Siregar.
Mexique
Le Mexique appuie de profondes réformes des
institutions financières internationales telles que la Banque mondiale, le
FMI et la Banque inter-américaine de développement, et demande
instamment d'éviter la résurgence du protectionnisme. Il est
également en faveur de la mise au point de nouveaux règlements
visant à prévenir les abus qui ont provoqué la crise financière aux
États-Unis.
Afrique du Sud
L'Afrique du Sud envisage d'oeuvrer pour le paquet
de stimulation budgétaire et des mesures anti-protectionnistes dqns
le cadre du G20.
Elle souitent la réforme de la Banque mondiale et du
FMI afin de les rendre plus "représentatifs" parmi les économies
émergentes, et appelle aux membres du G20 de tenir leurs promesses
d'accroître l'aide à l'Afrique en dépit de l'actuelle récession
économique.
Arabie Saoudite
En tant que seul pays du Moyen-Orient participant au
sommet de Londres, l'Arabie saoudite veut contriber à un paquet de
stimulation international de 2.000 milliards de dollars
américains, selon le journal Al-Hayat publié le 6 mars à Londres.
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Les économies émergentes provoquent le sommet
du G20
BEIJING, 30 mars (Xinhua) -- Alors que le sommet du G20 est sur le
point de se réunir jeudi à Londres, les BRIC et d'autres économies
émergentes insistent pour que les pays en voie de développement aient
davantage leur mot à dire dans les discussions financières
multilatérales et le processus décisionnel.
Les principales tâches du sommet du G20 à
Londres (SYNTHESE)
LONDRES, 30 mars (Xinhua) -- Les dirigeants du Groupe des 20 ( G20), qui
se réuniront à Londres le 2 avril, ont été invités à renforcer la
coordination au niveau mondial afin d'aider à rétablir la croissance
économique mondiale.
