PARIS, 28 mars (Xinhua) -- La
France a réafirmé de temps en temps, depuis un demi-mois et avant le
sommet G20 à Londres, que les mesures de relance économique étaient
suffisantes pour le moment, et que la priorité pour sortir la crise était
de renforcer la régulation de la finance internationale.
Le président français Nicolas Sarkozy a annoncé, le
12 mars à Berlin, que "le problème n'est pas de dépenser encore de plus
mais de mettre en place un système de régulation".
Il a réaffirmé mardi dernier que "la sagesse et le
sang froid commandent d'attendre que tout ce qui a été décidé soit mis en
oeuvre, qu'on laisse le temps à toutes ces mesures de produire leurs
effets".
La France ne lancerait plus de nouveaux plan de
relance économique dans un bref délai ou au sommet de Londres, ont
affirmé ces derniers jours le Premier ministre François Fillon et la
ministre de l'Economie Christine Lagarde.
Pour la France, le problème le plus important est, à
ce jour, de réformer le système de la finance internationale et de
renforcer la régulation fiancière international.
Mercredi, l'E;ysée indique que le président Sarkozy
et le dircteur du Fonds monnétaire international (FMI) Strauss-Kahn
souhaitent que la remise en état du secteur financier soit une
priorité, et et que le chef d'Etat français insiste sur la nécessité
d'une réglementation plus forte.
Lors de leur dernier entretien téléphonique, M.
Sarkozy et son homologue américain Obama étaient convenus que le sommet du
G20 à Londres devait avoir des objectifs ambitieux et aboutir à des
décisions concrères, pour définir une nouvelle régulation financière
internationnale (...), selon le communiqué de l'Elysée.
La position de la France se trouve plus précisément
dans une lettre commune signée 16 mars par M. Sarkozy et la chancelière
allemande Angela Merkel, adressée au président en execrcice du
Conseil européen Mirek Topolanek et au président de la Commission
européenne José Manuel Barroso.
"Nous sommes convaincus que nous devons saisir la
chance offerte de régler les causes profondes de la crise actuelle au
sommet du G20 à Londres. La première priorité est de bâtir une
nouvelle architecture financière globale. L'Union européenne doit
affirmer une position commune et prendre la tête sur ce sujet", a
déclaré les dirigeants dans la lettre commune.
Selon M. Sarkozy et Mme Merkel, la stabilité et le
bon fonctionnement des marchés financiers sont cruciaux pour la
croissance et l'emploi. Ils sont déterminés à obtenir au sommet
de Londres des résultats concrets pour le renforcement de la
régulation financière internationale.