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Les pays développés doivent toujours aider le tiers monde face à  la crise financière (COMMENTAIRE)
  2009-03-29 07:00:59  

    NAIROBI, 28 mars (Xinhua) -- Les pays développés, même touchés par la crise financière mondiale, ont toujours à réaliser la  responsabilité qui leur incombe de soutenir les pays en  développement, et à appuyer les demandes du tiers monde pour un  nouvel ordre économique international convenablement équilibré. 

     D'autant que 53 millions de personnes pourrraient être acculés  à la pauvreté du fait que l'économie s'étiole partout dans le  monde, selon les dernières prévisions de la Banque mondiale (BM). 

     Les efforts pour réduire la mortalité infantile pourraient en  pâtir, ce qui engendrerait entre 200.000 à 400.000 décès de bébés  de plus chaque année, d'ici aujourd'hui et 2015 si la crise  persiste, selon la BM. 

     "Alors que la majeure partie du monde est concentrée sur le  sauvetage des banques et les mesures de stimulation, nous ne  devons pas oublier que les personnes pauvres dans les pays en  développement sont de loin les plus exposées si leur économie  vacille", a souligné le président de la BM, Robert Zoellick. 

     Les pays en développement vont devenir les innocentes victimes  de la crise. A l'inverse des pays développés qui ont de larges  réserves de devises étrangères et des positions dominantes dans le système économique mondial, ces pauvres nations pour beaucoup sont encore lourdement endettées, malgré une relative rapide croissance économique ces dernières années. 

     Les défis auxquels les plus pauvres dans les pays en  développement sont confrontés dans l'actuelle crise sont non point de perdre leur voiture ou leur maison, dont ils n'ont jamais rêvé, mais leur vie et leur famille. 

     Sans aucun doute, les pays industrialisés, en tant que source  du problème, doivent prendre des mesures pour prévenir ce genre de tragédies. 

     Les Nations Unies et les dirigeants africains ont déjà élevé  leur voix appelant à des aides substantielles en faveur des pays  en développement. 

     Après un entretien avec le Premier ministre britannique Gordon  Brown à New York, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a  indiqué devant la presse que le sommet du G20 à Londres le 2 avril prochain "devra s'investir à soutenir un ensemble de  stimulations". 

     "Cela doit comprendre des aides pour les plus pauvres et les  plus vulnérables pays, des prêts publics à long terme de la part  des banques multilatérales de développement, et des aides en  espèces pas seulement pour les moins développés des pays, mais  aussi pour les pays à revenus moyens", a précisé M. Ban. 

     Les dirigeants africains, qui ont rencontré M. Brown plus tôt  ce mois-ci à Londres, sont tombés d'accord pour soutenir  l'initiative proposée par M. Zoellick, qui demande que 0,7% des  plans d'aides des pays du Nord soit transféré vers l'Afrique. 

     Les pays développés sont aussi face à la pression grandissante  du renforcement de la représentation des économies émergentes et  en développement dans un ordre économique international plus  équitable. 

     L'injuste système financier et commercial mondial que les pays  industrialisés ont dominé et dont ils ont profité durant les  dernières décennies, comme beaucoup d'économistes l'ont observé,  est la racine de la pauvreté de nombreux pays en développement et  la cause de la crise financière planétaire. 

     Sans l'établissement d'un nouvel ordre économique global dans  lequel les pays en développement possèdent une plus forte voix et  plus d'opportunités, le monde sera peut être en difficulté pour  éviter une autre crise d'une telle ampleur dans le futur.