LOME, 26 mars (Xinhua) -- La Mairie de la capitale
togolaise imposera désormais le principe pollueur-payeur à tout producteur
de déchets solides inscrit dans une nouvelle politique de salubrité
qui met fin aux charrettes à traction humaine, a appris jeudi l'Agence
Xinhua de la municipalité.
Selon le vice-président de la délégation spéciale de
la commune de Lomé, M Aouissi Lodé, la nouvelle vision de la salubrité
réorganise la pré-collecte des déchets solides urbains dans la ville
de Lomé.
"Le principe pollueur-payeur sera imposé à tout
producteur de déchets solide" a-t-il indiqué pour plus de responsabilité
et de conscience en matière de pollution de l'environnement.
Des charrettes motorisées vont remplacer les
charrettes à traction humaine par lesquelles les associations et ONG
assuraient jusque-là les précollectes des ordures de maison à maison.
Dans sa nouvelle orientation, la mairie garde la
planification, la coordination, le suivi et le contrôle de la gestion des
ordures, tout en délégant l'exécution des prestations à certaines
structures et à des personnes morales agrées.
Les ménages de la capitale togolaise devront
souscrire à un abonnement d'enlèvement d'ordures ménagères à près de 2 500
francs Cfa par moi pour deux enlèvements hebdomadaires.
La Mairie a, depuis 1921, la
charge de la gestion des déchets solides urbains dans la commune de Lomé.
En 1974, le ramassage des déchets a été confié à la Société Togolaise
d'Enlèvement des Ordures Ménagères et d'Assainissement (SOTOEMA). Pour
cause d'inefficacité et des dettes cumulées de la mairie vis-à-vis de
la société, le contrat a été rompu en 1997, faisant apparaître des
associations.