ANTANANARIVO, 25 mars (Xinhua) -- Les partisans de
l'ex- président malgache Marc Ravalomanana se sont affrontés mercredi à
Antananarivo avec ceux d'Andry Rajoelina, ex-maire de la capitale
porté au pouvoir par l'armée.
Des dizaines de milliers de personnes se sont
réunies dans un parc au centre-ville mercredi matin pour exprimer leur
soutien à Ravalomanana.
Les intervenants ont demandé à Ravalomanana, qui est
au Swaziland depuis lundi, de retourner au pays et de relancer le
fonctionnement des deux chambres parlementaires, suspendues par
le gouvernement de transition dirigé par Rajoelina.
Ils ont juré de poursuivre leur grève jusqu'à la
destitution de Andry Rajoelina, qui a prêté serment samedi dernier comme
président du pays. Ils n'ont pas cessé leur protestation
anti- Rajoelina depuis lors.
Dans un discours enregistré mardi au Swaziland, M.
Ravalomanana a exhorté ses partisans à continuer à manifester massivement.
"Nous ferons ce que nous pouvons pour restaurer la
réconciliation nationale. Nous devons prendre toutes nos chances
pour revenir au développement rapide et durable de notre pays",
a- t-il déclaré.
"Tous les pays du monde ont condamné le coup
d'Etat", a-t-il dit.
Ravalomanana a démissionné le 17 mars, après avoir
remis ses pouvoirs à un directoire militaire dirigé par le vice-amiral
Hyppolite Ramaroson, le plus ancien et le plus gradé des militaires
à Madagascar. Toutefois, Hyppolite Ramaroson a transféré les pouvoirs à
Rajoelina.
La communauté internationale, dont l'Union
africaine, la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC),
l'Union européenne (UE) et les Etats-Unis, ont condamné le changement de
pouvoir à Madagascar comme anticonstitutionnel et Coup d'Etat.
Les médias malgaches ont rapporté mercredi que
l'ancien président Albert Zafy avait préconisé la réconciliation nationale
et la mise en place d'un gouvernement de transition, qui devrait
inclure tous les partis politiques.
Le gouvernement de transition a décidé de tenir deux
jours d'assises nationales du 2 au 3 avril auxquelles toutes les
parties prenantes seront invitées à participer afin de déterminer la date
d'une élection présidentielle.
