LOS ANGELES, 17 mars
(Xinhua) -- Les embouteillages entrainent accroissent le risque d'attaque
cardiaque chez les personnes se trouvant dans des traffics routiers,
d'après les conclusions de l'étude d'une équipe des chercheurs allemands
et américains.
Après cette étude menée pendant quatre années sur
près de 1.500 cas d'attaques cardiaques, ces chercheurs allemands et
américains est arrivée à la conclusion que se retrouver dans un
embouteillage -- que ce soit comme chauffeur, usager de transport public ou
même un cycliste -- semble tripler au moins les chances de connaître
une crise cardiaque dans la première heure qui suit immédiatement la
période d'embouteillage.
Les chercheurs de l'Institut d'Epidemiologie à
Helmholtz Zentrum Munchen, en Allemagne, et la Havard School of Public
Health ont présenté leur étude à la conférence annuelle sur la
Prévention et l'épidémiologie des maladies cardiovasculaires de
l'American Heart Association, à Palm Harbor en Floride la semaine
dernière.
Pour explorer la question, l'équipe s'est concentrée
sur un groupe de malades cardiaques dans le sud de la ville allemande
d'Augsburg.
Un quart des patients sont les femmes, et la moyenne
d'âge est de 60 ans. Tous avaient souffert d'une attaque cardiaque entre
1999 et 2003, et tous ont été par la suite interrogés pour se
souvenir des expériences ayant marqué les quatre jours qui ont
précedé l'incident qui aurait provoqué les premiers symptômes.
Les chercheurs ont découvert que 8% des attaques
cardiaques étaient spécifiquement attribuables à l'implication dans un
embouteillage --le type que la chercheure allemande, Annette Peters,
a qualifié comme "migrations quotidiennes locales."
En plus de l'identification d'une probabilité 3,2
fois supérieur d'être victime d'une attaque cardiaque au cours de la
première heure à l'issue de l'embouteillage, il reste qu'il y a une
croissance significative du risque, quoique petite.
Etre un chauffeur de véhicule a été la forme la plus
fréquente de développement de la maladie en raison de l'embouteillage,
suivi par le fait d'être un usager du transport public et/ou cycliste.
"Nous avons découvert que lorsque les gens se
retrouvent dans un embouteillage, ils courent trois fois le risque d'être
victime d'une attaque cardiaque une heure plus tard," a indiqué Peters,
l'une des auteurs de l'étude.
"Pour quelqu'un avec un faible risque d'attaque
cardiaque, ceci n'a pas une trop grande importance," a noté Peters. "Mais
pour quelqu'un déjà à un plus haut risque d'attaque cardiaque -- à
cause des questions de style de vie telles que fumer la cigarette ou
l'obésité, ou peut-être en raison de la constitution génétique - - alors le
traffic pourrait être un élément additionnel de stress susceptible de
conduire à une attaque cardiaque à l'instant."
Mais la conclusion ne met pas en exergue l'aspect
particulier de la route --stress, pollution, tuyau d'échappement ou bruit
-- qui pourraient être la force derrière cette apparente menace
d'attaque cardio-vasculaire.