ANTANANARIVO, 16 mars
(Xinhua) -- Le chef de l'opposition malgache Andry Rajoelina a menacé ici
lundi d'arrêter le président Marc Ravalomanana et a appelé les forces
armées de suivre son ordre.
Lors d'un rassemblement de l'opposition tenu au
centre de la ville, M. Rajoelina, qui s'est proclamé "président de la
haute autorité de la transition" début février, a affirmé avoir donné
l'ordre au ministère de la Justice d'émettre un mandat d'arrêt
contre le président Ravalomanana pour "haute trahison à la
population par l'entrée des commandos étrangers à Madagascar".
"J'ai demandé une passation de service
démocratiquement avec Ravalomanana, mais sa réponse est qu'il ne voulait
pas démissionner", le maire déchu d'Antananarivo a dit.
Il a déclaré que Ravalomanana n'est plus président
de la Grande Ile de l'océan Indien.
"Je suis le président" du pays, a-t-il affirmé à
environ 20. 000 partisans présents au rassemblement, ajoutant que "nous
sommes déjà à la porte de la victoire".
M. Rajoelina a déclaré qu'il n'avait besoin que des
formalités pour être reconnu comme président de la république et qu'il
avait reçu le soutien de tous les machines administratifs, comme la
primature.
Rajoelina a rejeté la proposition du président
Ravalomanana de tenir un référendum national pour mettre fin à la crise
politique actuelle.
"Nous n'acceptons pas le référendum proposé par
Ravalomanana, parce que les gens ont déjà leur choix: Ravalomanana doit
démissionner", a-t-il déclaré.
Selon Rajoelina, certains pays lui ont dit qu'il
suffit de légaliser son pouvoir, et ils sont prêts à soutenir le
gouvernement de transition mis en place par l'opposition début
février.
Rajoelina a affirmé que le secrétaire général de
l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Abdou Diouf,
n'était pas en faveur d'un référendum national, estimant qu'il n'est pas
une solution à la crise actuelle à Madagascar.
Proposant la tenue d'un référendum, le président
Ravalomanana a indiqué lundi, lors d'un conseil des ministres, que le
référendum serait tenu par une Commission électorale
indépendante, avec l'aide de la communauté internationale, dont les Nations
Unies.
Ravalomanana a souligné que le référendum est la
solution "la plus démocratique" pour mettre fin à la crise actuelle.
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Le président malgache refuse de démissionner

ANTANANARIVO, 15 mars (Xinhua) -- Le président malgache Marc
Ravalomanana a catégoriquement refusé dimanche de démissionner, ce qu'exige
l'opposition, affirmant qu'il vont gagner la lutte en cours contre son
rival Andry Rajoelina.
Madagascar : Rajoelina promet de ne pas mélanger la religion avec
la politique
ANTANANARIVO, 15 mars (Xinhua) -- Le chef de l'opposition
malgache, Andry Rajoelina, s'est engagé dimanche à ne pas mélanger la
religion avec la politique, s'il devient le chef de l'Etat.
L'opposition malgache échoue à prendre la
présidence

ANTANANARIVO, 14 mars (Xinhua) -- Le chef de l'opposition malgache
Andry Rajoelina n'a pas pu prendre la présidence, comme elle avait juré de
le faire samedi à 18h00 (15h00 GMT).
Madagascar: le président appelle la police et
l'armée à rester unies
ANTANANARIVO, 13 mars (Xinhua) -- Le président malgache Marc
Ravalomanana, confronté à un rude défi de l'opposition, appelé
vendredi la police et l'armée à rester unies dans l'exercice de
leurs fonctions dans la neutralité dans l'actuelle crise
politique, rapporte le site Internet de la présidence.
Madagascar : un nouveau chef d'état-major de
l'armée
ANTANANARIVO, 11 mars (Xinhua) -- Le colonel André Ndriarijaona,
intronisé mardi par ses pairs mutins comme leur nouveau chef d'état-major,
a remplacé mercredi l'actuel chef de l'armée, le général Edmond
Rasolofomahandry, a-t-on appris de sources
concordantes.