VIENNE, 15 mars
(Xinhua) -- En dépit du bas niveau des prix du brut, la 152e conférence
ministérielle de l'OPEP, tenue dimanche à Vienne, a décidé de maintenir sa
production actuelle, au lieu d'adopter une nouvelle réduction comme
certains l'avaient prévu.
Les ministres se sont accordés
de renforcer le respect des quotas de production existants pour pousser
les prix à la hausse.
Annonçant la décision des ministres après six heures
de réunion, le porte-parole de l'OPEP, Omar Ibrahim, a expliqué que
l'organisation avait besoin d'accord d'examiner le respect des
quotats existants par chaque pays membre.
Le secrétaire général de l'OPEP, Abdalla Salem
El-Badri, a affirmé devant la presse que l'objectif de réduction avait été
atteint à 79%.
Le président de cette conférence ministérielle, le
ministre angolais du Pétrole, Jose Maria Botelho de Vasconcelos, a indiqué
que selon la prévision de l'OPEP, la production pétrolière des pays
non-OPEP devrait continuer à augmenter cette année.
Il a souhaité que ces pays puissent aussi contribuer
à la stabilité des prix du pétrole.

Selon lui, la stabilité des prix concerne non
seulement les intérêts des pays de l'OPEP, mais également ceux des pays
non-OPEP et des consommateurs, car le bas prix décourage les investisseurs
dans l'industrie pétrolière et porte atteinte à la stabilité de
la future approvisionnement.
Interrogé sur la question de savoir quel est le prix
convenable, il a affirmé que c'est "un prix qui satisfait les
consommateurs, mais qui attire aussi les investissements".
De Vasconcelos a aussi déclaré que face à l'actuelle
situation économique mondiale, l'OPEP surveillerait attentivement le
marché et déciderait la future stratégie de production lors de la
prochaine réunion ministérielle prévue le 28 mai.
Avant la réunion de dimanche, le ministre saoudien
du Pétrole Ali al-Naimi avait indiqué qu'une nouvelle réduction de la
production par l'OPEP servirait à soutenir les prix du brut.
Depuis septembre 2008 l'OPEP a diminué sa production
à trois reprises et la réduction de la production quotidienne était de
4,2 millions de barils en moyenne. Mais les prix restent au niveau
bas, la récession économique et les stocks de pétrole relativement
importants étant parmi les facteurs majeurs.