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Texte intégral: Rapport d'activité du gouvernement(7)
  2009-03-14 12:50:35  

     Accélérer la réforme des gouvernements locaux et poursuivre la réforme des établissements d'intérêt public.  

     Tout faire pour maintenir une croissance régulière de notre  commerce extérieur. Nous insistons sur la stimulation de la  demande intérieure, mais nous ne négligerons pas pour autant nos  exportations. Face à une régression brutale de la demande  extérieure et à une tendance protectionniste grandissante, nous  devrons consacrer de plus grands efforts à notre commerce  extérieur, en réexaminant et réajustant nos politiques dans ce  domaine. Nous adapterons nos stratégies aux multiples besoins du  marché extérieur en misant sur la bonne qualité de nos produits.  Nous nous efforcerons de créer de nouveaux marchés étrangers tout  en maintenant notre place sur les marchés d'exportation  traditionnels. Premièrement, il faudra favoriser nos exportations  en tirant pleinement parti des politiques fiscales en vigueur à  l'étranger; il faudra aussi accroître de manière raisonnable le  volume du fonds pour le développement du commerce extérieur afin  de faciliter l'accès de nos PME au marché international et la  création de leurs propres marques à l'exportation. Deuxièmement,  il faudra améliorer nos services financiers en faveur de  l'import-export. Nous étendrons la couverture de  l'assurance-crédit à l'exportation. Les établissements financiers  seront encouragés à augmenter les crédits à l'exportation. Nous  améliorerons le mode de financement sur garantie des exportateurs. Troisièmement, il faudra encourager la montée en gamme progressive du commerce de sous-traitance. Nous veillerons à créer des  conditions plus favorables à l'extension de ce secteur, à  réajuster le catalogue des produits dont le commerce en  sous-traitance est contrôlé ou prohibé par l'Etat et à encourager  le transfert vers les régions du Centre et de l'Ouest des  industries de transformation spécialisées dans l'exportation.  Quatrièmement, il faudra parachever au plus vite les mesures  politiques en faveur du commerce des services et développer  activement les services en externalisation à l'échelle  internationale. Cinquièmement, il faudra augmenter le volume des  importations. Nous importerons en particulier des équipements  techniques de niveau avancé, des composants et pièces de rechange  indispensables, ainsi que des ressources énergétiques, des  matières premières et d'autres ressources importantes. Sixièmement, il faudra élever le niveau de la facilitation des échanges. La  douane et les services chargés du contrôle de la qualité et de la  gestion des devises devront mieux assumer leur rôle de contrôle et améliorer leurs services. Nous améliorerons les installations des  ports frontaliers. Septièmement, nous veillerons à créer un  environnement favorable au commerce international. Il nous faudra  contribuer activement au progrès des négociations du cycle de Doha, accélérer la création de zones de libre-échange selon la stratégie que nous avons établie et régler judicieusement les litiges  commerciaux. 

     Coordonner l'utilisation des capitaux étrangers et les  investissements à l'extérieur. Les capitaux étrangers, dont le  volume devra demeurer stable, seront plutôt orientés vers les  industries de haute et nouvelle technologie, vers les industries  manufacturières avancées, vers les industries d'économies  d'énergie et de protection de l'environnement et vers les services modernes. Nous continuerons à réexaminer et réglementer les  charges et les contrôles administratifs qui s'appliquent aux  investissements étrangers. Il faudra élever le niveau de  développement des zones économiques nationales implantées dans les régions du Centre et de l'Ouest et élargir l'ouverture des régions en bordure des frontières. Nous continuerons à appliquer la  stratégie d'expansion à l'étranger et encouragerons nos  entreprises qui remplissent les conditions requises à investir à  l'étranger et à procéder à des fusions-acquisitions  transnationales. Nos grandes entreprises publiques joueront le  rôle de moteur principal dans ce mouvement d'expansion. Nous  favoriserons la création de zones extraterritoriales de  coopération économique et commerciale et le développement à  l'extérieur du pays de l'exploitation conjointe de ressources, de  travaux à forfait et de la coopération en matière de main-d'?uvre. Nous augmenterons nos soutiens financiers en faveur de nos  entreprises qui investissent ou développent des projets de  coopération à l'étranger, en élargissant le canal de nos  investissements à l'extérieur. Nous étendrons le champ  d'application du système de dépôt de dossiers pour les  investissements à l'extérieur et renforcerons en même temps le  contrôle et la gestion des risques des investissements que nos  entreprises effectueront à l'extérieur.  

     6) Déployer de grands efforts pour développer les secteurs  sociaux en vue d'assurer et d'améliorer les conditions de vie de  la population 

     Cette année, nous devrons concentrer nos efforts pour résoudre de grands problèmes concrets liés au développement  socio-économique et relatifs aux intérêts immédiats de la  population et faire en sorte que celle-ci en tire un plus grand  nombre d'avantages réels.  

     Chercher par tous les moyens à stimuler l'emploi. Concrètement, nous ferons jouer pleinement leur rôle de créateurs d'emplois aux  secteurs des services, aux industries à forte densité de  main-d'?uvre, aux petites et moyennes entreprises et aux secteurs  non publics. Les finances centrales dégageront, dans le cadre du  budget, 42 milliards de yuans pour appliquer une politique plus  dynamique en matière d'emploi. Premièrement, accorder une  attention particulière à l'emploi des diplômés d'université. Les  étudiants diplômés se rendant dans les villes comme dans les  régions rurales pour occuper des fonctions de gestion ou de  service dans les administrations des échelons de base  bénéficieront des assurances sociales et des primes spécifiques.  Quant à ceux qui feront une période de volontariat à la base dans  les régions rurales ou qui s'engageront dans l'armée, ils  obtiendront une compensation de leurs frais d'études et une aide  financière destinée à rembourser leur prêt-études. Les écoles  supérieures, les instituts de recherche scientifique et les  entreprises ayant à réaliser des projets prioritaires de recherche scientifique seront encouragés à recruter pour leurs travaux de  recherche des diplômés universitaires répondant à leurs exigences. Les entreprises ayant recruté des diplômés universitaires pourront, conformément aux dispositions connexes, bénéficier d'une politique de soutien à l'emploi. Parallèlement, nous accélérerons la  création d'un certain nombre de pépinières d'entreprises et de  centres d'incubation d'entreprises pour les étudiants, qui peuvent conduire rapidement aux résultats attendus malgré leur fonds de  départ peu élevé. Deuxièmement, multiplier les créations d'emploi  en faveur des travailleurs migrants et stabiliser les postes de  travail actuels. A cet effet, nous ferons jouer aux  investissements gouvernementaux et à la réalisation de projets  importants leur rôle d'entraînement dans l'emploi des paysans  venus travailler en ville. Dans le même temps, nous encouragerons  et nous aiderons les entreprises en difficulté à ouvrir des  discussions avec les employés sur la question des rémunérations et à éviter dans toute la mesure du possible des licenciements en  recourant à divers moyens: emplois flexibles, horaires flexibles,  formation professionnelle, etc. Nous renforcerons l'exportation  organisée de main-d'?uvre et nous favoriserons la mobilité  rationnelle et ordonnée des travailleurs migrants. Nous  organiserons les migrants de retour dans leur région d'origine  pour qu'ils participent à la réalisation de projets de travaux  publics. Troisièmement, venir en aide aux personnes ayant de la  difficulté à trouver du travail, aux membres des "familles sans  emploi" et à la main-d'?uvre des régions sinistrées dans leurs  tentatives de réinsertion professionnelle. Nous continuerons à  multiplier les postes de travail d'intérêt public. Quatrièmement,  accorder un soutien énergique aux sans-emploi pour qu'ils trouvent du travail eux-mêmes ou créent leur propre entreprise et  promouvoir ainsi l'emploi grâce à la création d'entreprises. En  fournissant des facilités et des avantages sur les plans des  conditions d'accès au marché, de la fiscalité, des finances et de  l'utilisation de terrains d'exploitation, nous encouragerons  davantage de travailleurs à devenir des créateurs d'entreprise.  Nous continuerons à assouplir les restrictions pour les personnes  qui créent leur propre entreprise et pour les paysans migrants qui retournent s'établir à leur compte dans leur région d'origine en  leur accordant un plus grand soutien. Cinquièmement, continuer à  améliorer les services publics en faveur de l'emploi. Il faudra à  cet effet renforcer la diffusion des informations sur l'emploi,  les services de placement et l'orientation professionnelle. Nous  multiplierons les stages de formation à l'emploi et nous  accroîtrons le soutien politique à la formation professionnelle  pour les personnes ayant de la difficulté à trouver du travail  ainsi que les travailleurs migrants.  

     Accélérer l'amélioration de la protection sociale. Primo, il  faudra donner un élan vigoureux à la construction  institutionnelle. Dans cette optique, nous nous attacherons à  perfectionner le système d'assurance vieillesse. Nous poursuivrons les expériences pilotes visant à créer des comptes individuels  d'assurance vieillesse régulièrement alimentés. Nous veillerons à  promouvoir de manière générale le transfert à l'échelon provincial de la responsabilité de l'assurance vieillesse. Nous mettrons au  point et nous appliquerons les méthodes d'assurance vieillesse  destinées aux travailleurs migrants. Les expériences pilotes en ce qui concerne le nouveau système d'assurance vieillesse dans les  campagnes seront étendues dans environ 10% des districts (villes)  du pays. Les règlements sur le transfert et la reprise de  l'adhésion à l'assurance vieillesse seront mis au point. Nous  améliorerons les systèmes d'assurance chômage, d'assurance contre  les accidents du travail et d'assurance maternité. Nous  perfectionnerons le système d'assistance sociale dans les villes  comme dans les régions rurales. Secundo, il faudra élargir la  couverture de la protection sociale, en veillant avant tout à ce  que le personnel recruté par les agents économiques non publics,  les travailleurs paysans, les paysans dont les terres ont été  réquisitionnées, les travailleurs en activité réduite et les  membres des professions libérales soient inscrits aux assurances  sociales. Nous ferons en sorte que tous les habitants ruraux sans  ressource touchent les minima sociaux qui leur sont dus. Nous nous attacherons à augmenter par de multiples canaux les fonds de  protection sociale dans l'ensemble du pays et à intensifier la  gestion et le contrôle de ces fonds afin d'en assurer la sécurité. Tertio, il faudra élever les barèmes de pensions et de subventions de la protection sociale. Concrètement, il s'agira d'augmenter,  durant les deux prochaines années, de 10% par an environ le niveau de la pension de vieillesse de base accordée aux retraités des  entreprises. Dans le même temps, nous continuerons à augmenter les prestations de l'assurance chômage et de l'assurance contre les  accidents du travail, nous élèverons le niveau des minima sociaux  dans les villes comme dans les régions rurales ainsi que  l'allocation accordée aux familles rurales bénéficiant des cinq  garanties (nourriture, habillement, chauffage, soins médicaux et  frais d'obsèques ou frais d'études). Il sera aussi nécessaire  d'élever le barème des indemnités versées aux militaires invalides, aux familles des militaires morts en service commandé ainsi qu'à  d'autres catégories de personnel de l'Etat et à leurs familles.  D'énormes efforts seront déployés pour développer les ?uvres du  bien-être social et les organisations philanthropiques. Les  finances centrales dégageront 293 milliards de yuans à titre de  fonds destiné à la protection sociale, soit une augmentation de  43,9 milliards de yuans (+17,6%) par rapport au montant  prévisionnel de 2008. Les finances locales devront, elles aussi,  augmenter leurs budgets dans ce domaine.

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