KHARTOUM, 12 mars (Xinhua) -- Le gouvernement
soudanais a déclaré jeudi être prêt à permettre aux nouvelles organisations
non-gouvernementales (ONG) à opérer au Darfour pour remplacer celles récemment
expulsées.
Il a cependant réitéré que les ONG devront respecter
les lois soudanaises si elles veulent poursuivre leurs activités dans
la région du Darfour.
Kamad Ebeid, secrétaire d'Etat du ministère
soudanais de l'Information et des Communications, a confié aux
journalistes que "le Soudan respecte ses engagements envers la mission
humanitaire au Darfour, et si les ONG veulent travailler au Darfour et
respecter les lois, le gouvernement soudanais ne les en empêchera
pas".
Le ministre soudanais a indiqué que la communauté
internationale a exagéré la situation humanitaire au Darfour, affirmant
que "la situation humanitaire au Darfour est stable et qu'il n'y a pas de
pénurie de nourriture dans la région".
Le représentant du Soudan auprès des Nations Unies,
Abdul Mahmoud Abdul Haleem, a déclaré que le Soudan est ouvert à toutes
les organisations de bonne volonté, sauf à celles qui ont été
expulsées.
Il a souligné que la décision du gouvernement
d'expulser treize ONG du pays est irréversible "du fait que leurs activités
ont mis gravement en danger la sécurité nationale soudanaise".
La semaine dernière, les autorités soudanaises ont
interdit à treize ONG étrangères et trois organisations soudanaises de
travailler au Darfour, suite au mandat d'arrêt émis par la Cour pénale
internationale (CPI) contre le président soudanais, Omar el- Béchir.
M. Abdul Haleem a indiqué que les autorités
soudanaises ont collecté des preuves sur leur collaboration avec le CPI, et
d'ajouter que ces preuves seront bientôt révélées.
Le président américain, Barack Obama, a qualifié
mardi la décision de Khartoum concernant l'expulsion des ONG étrangères
d'" inacceptable", appelant le Soudan à permettre à ces organisations de
reprendre leurs activités.