DAR ES SALAAM, 10 mars (Xinhua) -- Le Fonds
Monétaire international (FMI) a appelé les pays donateurs à honorer leur
engagement pour les pays africains en vue de faire face au
ralentissement économique mondial afin d'aider à prévenir la
fuite des bénéfices économiques du continent.
Le FMI a fait cet appel juste avant sa conférence de
deux jours avec des ministres des Finances et des gouverneurs des
banques centrales en Afrique pour discuter du mouvement du continent
dans la situation actuelle.
Le ralentissement dans la croissance mondiale, le
déclin des prix de la plupart des marchandises et le resserrement du
crédit ont grandement saboté l'avenir économique pour l'Afrique
subsaharienne, a indiqué le FMI dans un rapport d'estimation publié
avant la conférence qui se tient mardi à Dar es Salaam.
Beaucoup de pays en Afrique subsaharienne jouissent
d'une croissance économique robuste qui renforce leurs bilans ces
dernières années, selon le rapport d'estimation du FMI.
Le FMI a attribué la croissance à des politiques
économiques saines, à l'environnement extérieur favorable et à
l'augmentation de l'aide extérieure sous forme d'allégement de la dette,
de davantage d'investissements et de l'arrivée de l'aide.
Cependant le FMI a averti dans ce rapport que la
flambée des prix des aliments et du carburant de la période 2007-2008, qui
a précédé l'actuelle crise financière, a affaibli la position
extérieure des pays importateurs de nourriture et de carburant,
causé l'accélération de l'inflation et freiné les perspectives de la
croissance.
La Tanzanie, qui organise conjointement avec le FMI
la conférence à Dar es Salaam, est un pays importateur net de
pétrole. Son taux d'inflation a grimpé en flèche pour atteindre les
deux chiffres en 2008 et a terminé l'année avec 13,5% en décembre, taux le
plus haut de ces 10 dernières années.
Le FMI a appelé les pays développés à honorer leur
engagement d'assistance à l'Afrique. Il a également indiqué que les pays
africains, spécialement ceux qui sont tributaires d'une aide,
dépendent de façon critique des donateurs qui ont à honorer leur
engagement d'assistance et même de plus en plus d'assistances en
dépit de nouvelles exigences concurrentes sur leur propre budget.
Le FMI a souligné que lui-même s'active rapidement
pour augmenter l'aide financière aux pays touchés, pour intensifier
l'assistance technique et renforcer le dialogue politique avec
ses membres africains.
La conférence à Dar es Salaam est saluée comme
un dialogue politique avec les ministres africains des Finances et
des gouverneurs des banques centrales.