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La Chine exprime ses regrets et ses inquiétudes à propos du mandat d'arrêt contre le président soudanais
  2009-03-05 11:21:08  

    BEIJING, 5 mars (Xinhua) -- La Chine regrette et s'inquiète de la décision de la Cour  pénale internationale (CPI) d'émettre un mandat d'arrêt à  l'encontre du président soudanais, Omar el-Béchir, accusé de  crimes de guerre, a déclaré jeudi le porte-parole du ministère  chinois des Affaires étrangères, Qin Gang. 

     M. Qin a indiqué que la tâche primordiale de la communauté  internationale était de maintenir la stabilité au Darfour et de  continuer à faire avancer le processus politique et la mission  conjointe de maintien de la paix de l'ONU et de l'Union africaine  (UA). 

     "La Chine s'oppose à tout acte qui pourrait perturber la  situation pacifique globale du Darfour et du Soudan," a-t-il  ajouté. 

     La CPI, établie en 2002 comme première cour permanente ayant  compétence pour juger les crimes de guerre, a émis le mandat  d'arrêt mercredi, accusant Omar el-Béchir d'avoir orchestré une  campagne de génocide au Darfour dès 2003. 

     L'envoyé soudanais de l'ONU a indiqué que le mandat d'arrêt  n'était ni surprenant ni justifié, et que le pays ne coopérerait  pas avec la cour. 

     L'Union européenne a demandé au gouvernement soudanais de  coopérer avec la cour alors que les Etats-Unis ont appelé toutes  les parties à faire preuve de modération. 

     La Ligue des Etats arabes a annoncé qu'elle était "profondément préoccupée" et "gravement perturbée" par la décision de la CPI,  tout en mettant l'accent sur son soutien à la souveraineté du  Soudan. L'UA a déclaré que la décision nuirait au processus de  paix du Soudan. 

     "La Chine espère que le Conseil de sécurité des Nations unies  respectera et écoutera l'appel de l'UA, de la Ligue des Etats  arabes et des membres du Mouvement des non-alignés, agira selon  l'article 16 du Statut de Rome, et demandera à la CPI de suspendre l'enquête ou les poursuites," a souligné M. Qin. 

     Le Statut de Rome, signé en 1998 et mis en application en 2002, est la base légale de l'établissement de la CPI. 

     Le Conseil de sécurité, d'après la Charte de l'ONU, a le droit  de suspendre les enquêtes ou les poursuites de la CPI pour une  durée allant jusqu'à un an chaque fois, selon l'article 16 du  Statut de Rome.  

     En tant que membre permanent du conseil de sécurité de l'Onu et pays responsable, la Chine continuera de maintenir les  communications étroites et les consultations avec toutes les  parties concernées et de jouer un rôle qui convient, a indiqué le  porte-parole chinois.