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Le dossier sur la crise du Darfour traité par la CPI (CHRONOLOGIE)
  2009-03-05 08:23:51  

     BEIJING, 4 mars (Xinhua) -- La Cour pénale internationale (CPI) a émis un mandat d'arrêt international contre le président  soudanais Omar el-Béchir mercredi. Voici quelques éléments à la  base de toute la question.  

     La région du Darfour se situe dans l'ouest du Soudan. Depuis  février 2003, les conflits dans la région ont causé de nombreuses  pertes en vies humaines.  

     En janvier 2005, les Nations Unies ont publié un rapport, qui  indiquait que le Darfour a fait l'objet de plusieurs incidents en  violation des droits de l'homme et du droit humanitaire  internationaux .  

     Le rapport a suggéré que la CPI devait inculper tous ceux qui  sont responsables de la guerre et des crimes inhumains.  

     Le 31 mars 2005, le Conseil de sécurité des Nations Unies a  adopté la résolution 1593, qui affirmait que les personnes  commettant des crimes de guerre et contre l'humanité au Darfour  devraient être traduites à la CPI.  

     Le 3 avril, le gouvernement soudanais a annoncé son "rejet  radical" de la résolution, estimant qu'elle interfère dans la  souveraineté du Soudan et que les citoyens soudanais devraient  être jugés par les tribunaux locaux.  

     Le 6 juin, la CPI a annoncé l'ouverture d'une enquête sur les  présumés auteurs de crimes de guerre au Darfour en dépit des  protestations soudanaises.  

     Le 27 avril 2007, la CPI a émis deux mandats d'arrêt contre  Ahmed Harun, ancien ministre de l'Intérieur et l'actuel ministre  des Affaires humanitaires et chef de la milice des Janjaweed Ali  Kushayb.  

     Les deux hommes ont été accusés de crimes contre l'humanité et  crimes de guerre commis entre août 2003 et mars 2004.  

     Le procureur en chef de la CPI Luis Moreno-Ocampo a accusé le  président Béchir d'orchestrer une campagne génocidaire au Darfour, depuis 2003.  

     Le gouvernement de Béchir est accusé de jouer un rôle clé de  planification dans les conflits du Darfour, qui ont fait quelque  300.000 morts et 2,5 millions de civils déplacés au cours des cinq dernières années.  

     M. Moreno-Ocampo a sollicité la délivrance d'un mandat d'arrêt  contre M. Béchir en juillet, faisant de lui le troisième chef  d'Etat en exercice à être accusé par un tribunal international  après le Libérien Charles Taylor et le Yougoslave Slobodan  Milosevic. Le monde arabe et plusieurs pays africains ont mis en  garde contre les conséquences négatives du mandat d'arrêt. Le  secrétaire général de l'ONU a aussi exprimé ses vives  préoccupations au sujet des accusations contre M. Béchir.