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Brown "isolé "en raison de son refus de s'excuser pour la récession
  2009-03-05 07:20:18  

     LONDRES, 4 mars (Xinhua) -- Le Premier ministre britannique  Gordon Brown, "s'isole de plus en plus de ses collègues du cabinet à cause de son refus de s'excuser pour la récession", a rapporté  mercredi le Daily Telegraph. 

     Le Premier ministre a insisté qu'il ne reconnaîtrait en aucun  cas sa responsabilité pour les troubles économiques du pays,  malgré l'appel lancé par le chancelier de l'Echiquier, Alistair  Darling, pour le faire. 

     Il aurait dit à des conseillers qu'il "n'a aucune raison de  s'excuser".  

     Au lieu de cela, le Premier ministre prononcera mercredi un  discours devant le Congrès américain à Washington pour dire que la crise n'est de la faute d'aucune gouvernement individuel. 

     M. Brown aurait été irrité par la demande de M. Darling mardi  publiée par le Daily Telegraph. Il a déclaré que le gouvernement  et les régulateurs avaient "beaucoup de leçons" à tirer des évé  nements qui ont mené à la crise économique. 

     Le journal a indiqué que le refus de M. Brown d'admettre ses  erreurs risque de creuser un fossé entre les membres du  gouvernement et lui-même. 

     Selon certaines sources, des collègues du cabinet encouragent  en privé M. Brown à s'excuser, car selon eux, à moins qu'il  n'accepte au moins certaines responsabilités, il aura du mal à  convaincre les électeurs qu'il est capable de résoudre la crise  économique. 

     D'après M. Brown, la récession actuelle n'est pas similaire  aux précédentes récessions provoquées par une inflation élevée et  des taux d'intérêts en hausse. Au lieu de cela, il a affirmé qu'il s'agit d'une crise bancaire qui a été provoquée par de mauvaises  décisions prises par les banquiers qui ont accumulé un grand  nombre de mauvaises dettes. 

     Il pense également que s'il admet avoir commis des erreurs, il fera de la publicité au parti conservateur. 

     Bien que le parti travailliste espère que l'image de M. Brown  sera redorée par sa rencontre avec le président américain Barack  Obama, le conflit concernant sa réticence à montrer de la  contrition menace de faire de l'ombre à son voyage de deux jours à Washington, a analysé le journal. 

     Le Premier ministre, "de plus en plus isolé" de ses collègues  du cabinet, espère attirer M. Obama dans une initiative collective pour obtenir une action coordonnée afin de donner un coup de pouce à l'économie mondiale, en commen?ant à la réunion des pays du G20  à Londres le mois prochain. 

     Pendant une conférence de presse à la Maison Blanche, M. Brown a défendu sa gestion du système de régulation, déclarant "nous  avons fait des changements pour la première fois en 1997", et de  promettre d'introduire un système réformé.  

     Après une rencontre qui a duré 50 minutes, MM. Brown et Obama  se sont tous les deux mis d'accord sur le fait qu'un changement  est nécessaire au niveau des régulations bancaires.