MADRID, 3 mars (Xinhua) -- Le président russe,
Dmitry Medvedev, a déclaré mardi à Madrid lors de sa rencontre avec le
Premier ministre espagnol, José Luis Zapatero, que la Russie veut de
bonnes relations avec les Etats-Unis.
Parlant aux journalistes au Palacio Moncloa à Madrid
des possibilités de négocier avec les Etats-Unis du "bouclier
anti- missile" proposé par l'administration Bush, M. Medvedev s'est
montré optimiste face à l'attitude du président Barack Obama.
"Concernant les relations entre la Russie et les
Etats-Unis, ce point est important, car nous voulons de bonnes relations
avec les Etats-Unis, ça a toujours été notre position. J'espère que les
signaux positifs que nous avons reçus de Washington se traduiront en
accords", a souligné M. Medvedev.
Cependant, le dirigeant russe a
nié que des négociations ont déjà eu lieu pour mettre un terme aux
développements futurs du bouclier anti-missile américain.
"Barack Obama veut intensifier la coopération et
signer des accords. Nous maintenons des contacts constants, mais n'avons
pas parlé de changements", a indiqué le leader russe aux
journalistes.

Moscou et Washington ont récemment exprimé leur
volonté de corriger leurs relations bilatérales, qui se sont détériorées à
cause des projets américains de défense anti-missile, de la
guerre qui a opposé la Russie à la Géorgie en août dernier et de
l'élargissement de l'OTTAN vers l'est.
"Le bouclier anti-missile comme l'avait projeté
l'ancienne administration suscite des doutes parmi nous et ne contribue
pas à la sécurité européenne", a souligné M. Medvedev.
La Russie s'oppose fermement aux projets de l'ancien
président George W. Bush d'installer un système de défense antimissile en
Pologne et en République tchèque, car ce projet représente aux yeux
de Moscou une menace pour sa sécurité.
"Nous devons travailler ensemble et créer un
bouclier commun contre toutes les menaces. Nous souhaiterions une nouvelle
structure pour tous les Européens. Les Etats-Unis et l'Europe
négocieront là-dessus, mais ça devra être global et non fragmenté
autour de la frontière russe", a insisté M. Medvedev.
"Nos homologues américains semblent vouloir en
discuter et il s'agit d'un changement car le message que nous avons reçu
du dernier gouvernement était que tout a été décidé", a déclaré M.
Medvedev, et d'ajouter : "Nous avons un objectif commun".