LOME, 3 mars (Xinhua) -- Le ministre togolais de
l'Economie et des Finances, Adji Othèth Ayassor, estime que face aux
risques que fait la crise financière sur les économies africaines, la
coopération avec la Chine devrait aider à combler un éventuel
déficit de l'aide publique au développement.
Cette coopération devrait aussi se traduire par un
accroissement des investissements directs de la Chine vers l'Afrique
dans le cadre d'un transfert de technologies, a-t-il dit dans une récente
interview accordée à l'agence Xinhua.
"Les relations amicales entre la Chine et le Togo
sont appelées à se renforcer. Il sera nécessaire de poursuivre et de
renforcer la coopération dans le domaine des infrastructures - routes,
santé, éducation) - et de l'étendre vers d'autres domaines tels que la
finance, les transports, l'environnement et le tourisme", a-t-il
relevé.
Selon le ministre togolais, depuis une décennie, la
place de la Chine dans les échanges avec l'Afrique est croissante bien que
l'Afrique, dans son ensemble, tarde à décoller économiquement.
Les relations économiques et commerciales
sino-africaines "se raffermissent chaque jour davantage" et se traduisent
par des investissements chinois dans les secteurs des infrastructures, de
la santé, de l'agriculture, de la formation professionnelle et de
l'industrie extractive, a-t-il rappelé.
"Les visites des dirigeants chinois sur le continent
africain traduisent cette volonté de consolider les échanges entre la
Chine et l'Afrique", a-t-il ajouté.
"La Chine participe au financement du secteur
bancaire africain à travers la Banque africaine de développement et
dispose du Fonds de développement Chine-Afrique créé en 2006 pour
stimuler les investissements en Afrique", a affirmé M. Ayassor.
Il a invité la Chine à augmenter le fonds de
développement en faveur du développement des infrastructures en Afrique -
chemins de fer, routes, ponts - "pour que l'Afrique échange
substantiellement et gagant-gagnant avec la Chine".
Dans ce domaine, a-t-il précisé, la Chine peut aider
à créer les bases des échanges de produits.
Le ministre togolais de l'Economie et des Finances
estime par ailleurs que la Chine et l'Afrique peuvent coopérer dans
d'autres domaines tels que la lutte contre le blanchiment de l'argent ou
l'échange d'informations sur les opérations financières à risque.
Selon lui, l'un des problèmes majeurs
auxquels l'Afrique est confrontée et qui mine tout effort de développement
est l'instabilité. Il a proposé que la Chine contribue à préserver
la paix et la concorde durable dans les pays africains.