VIENNE, 2 mars (Xinhua) -- Le directeur général de
l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohammed El-Baradei,
a engagé lundi l'Iran et la Syrie à coopérer avec l'agence de
surveillance nucléaire de l'ONU sur la vérification de leurs
programmes nucléaires afin de dissiper tous les doutes.
L'AIEA espère clarifier la question nucléaire
iranienne le plus tôt possible. Toutefois ces derniers mois, l'agence "n'a
pas été en mesure de faire le moindre progrès à cause d'une absence de
coopération de la part de l'Iran", a indiqué M. El-Baradei lors de la
réunion du Conseil des gouverneurs qui a débuté lundi.
Jusqu'ici, on ne peut pas décidé si le programme
nucléaire iranien est pour des objectifs militaires, a ajouté le patron de
l'AIEA.
Il a aussi critiqué l'Iran pour son refus de mettre
en oeuvre les résolutions concernées du Conseil de sécurité de l'ONU et sa
poursuite des activités d'enrichissement d'uranium.
Le programme iranien d'enrichissement d'uranium dure
depuis deux ans avec plus de 1.000 kilos de réserves d'uranium
faiblement enrichi. Toutefois, l'activité d'enrichissement a été menée sous
la supervision de l'AIEA, a ajouté M. El-Baradei.
Des sources ont affirmé que les ministres des
Affaires étrangères de l'Allemagne, de la France et de la Grande Bretagne
ont fait une liste de sanctions plus strictes sur l'Iran.
Cependant, compte tenu du fait que le président
américain Barack Obama a décidé d'établir des contacts directs avec
l'Iran, les Européens pourront avoir besoin d'attendre des résultats
supplémentaires, ont affirmé les analystes.
Devant les gouverneurs de l'AIEA, M. El-Baradei a
aussi exigé que la Syrie coopère mieux avec les experts de vérification de
l'AIEA et soit plus "transparente" en autorisant les experts de
mener les inspections sur le site d'un établissement bombardé, afin
de savoir avec exactitude l'origine des particules d'uranium trouvés sur
place.
Toutefois, Damas a continué de nier le développement
en secret des armes nucléaires, estimant que l'installation bombardée par
Israël en 2007 est juste un centre militaire mixte.
Israël et les Etats-Unis ont tous les deux
soutenu que l'installation bombardée était une centrale nucléaire.
Les experts de vérification de l'AIEA y ont aussi trouvé de
"l'uranium artificiel".