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Chine: l'acheteur des deux pièces de l'ancien Palais d'été adjugées à Paris refuse de les payer
  2009-03-02 11:34:43  

Un Chinois a acheté les deux  pièces en bronze pillées de l'ancien Palais d'été Yuanmingyuan et  mises en vente à Paris la semaine dernière, a annoncé lundi à  Beijing un fonds chinois pour les oeuvres d'art pillées.

     BEIJING, 2 mars (Xinhua) -- Un Chinois, qui a acheté les deux  pièces en bronze pillées de l'ancien Palais d'été Yuanmingyuan et  mises en vente aux enchères à Paris la semaine dernière, a déclaré lundi qu'il n'était pas prêt à les payer.  

     L'acheteur, Cai Mingchao, un conseiller du Fonds du patrimoine  national, s'était vu adjuger ces pièces par téléphone au prix de  31,49 millions d'euros (39,63 millions de dollars) lors de la  vente aux enchères organisée le 25 février à Paris par la maison  Christie's, a révélé Niu Xianfeng, directeur adjoint du Fonds,  lors d'une conférence de presse tenue lundi. 

     "Ce que je voudrais souligner, c'est que l'argent ne peut pas  être payé", a indiqué M. Cai. 

Un Chinois a acheté les deux  pièces en bronze pillées de l'ancien Palais d'été Yuanmingyuan et  mises en vente à Paris la semaine dernière, a annoncé lundi à  Beijing un fonds chinois pour les oeuvres d'art pillées.

     "Chaque Chinois aurait fait la même chose à ce moment-là",  a-t-il poursuivi, tout en affirmant avoir l'honneur d'avoir eu la  chance de le faire. 

     Le Fonds du patrimoine national est une fondation créée en 2002 pour le retour des objets d'art chinois pillés. 

     Interrogé s'il s'est inscrit en tant que représentant du Fonds  pour la vente aux enchères, M. Cai a seulement répondu qu'il  l'avait fait "au nom du peuple chinois". 

Un Chinois a acheté les deux  pièces en bronze pillées de l'ancien Palais d'été Yuanmingyuan et  mises en vente à Paris la semaine dernière, a annoncé lundi à  Beijing un fonds chinois pour les oeuvres d'art pillées.

     "Le Fonds a subi une forte pression et des risques en achetant  les deux bronzes. Ici il s'agit d'une méthode d'exception face à  une situation exceptionnelle, qui a réussi à empêcher la vente de  ces deux pièces", a révélé M. Niu à l'agence de presse Xinhua  (Chine Nouvelle). 

     Les deux pièces en bronze datées du 18ème siècle et qui  faisaient partie de la collection d'Yves Saint Laurent et Pierre  Bergé, ont été adjugées sans les frais pour 28 millions d'euros la semaine dernière à Paris. 

     La Chine a demandé à plusieures reprises le retour des bronzes  pillés dans l'ancien Palais d'été Yuanmingyuan par les troupes  alliées anglo-françaises en 1860 lors de la seconde guerre  d'opium.

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