BRUXELLES, 1er mars (Xinhua) -- Les 27 chefs d'Etat
et de gouvernement de l'Union européenne, qui se sont réunis dimanche à
Bruxelles au sommet extraordinaire d'une demi-journée, ont décidé
d'agir ensemble pour faire face à la crise financière.
"Nous avons convenu que l'Europe ne pourra relever
ce défi et de surmonter la crise actuelle qu'en continuant à agir ensemble
de manière coordonnée", a souligné le Premier ministre tchèque Mirek
Topolanek, dont le pays exerce la présidence tournante de l'UE.
Topolanek a dit les gouvernements de l'UE agissent
dans le cadre des règles du marché unique et l'union économique et
monétaire quand ils dépensent l'argent pour le sauvetage de
l'économie.
Les dirigeants européens ont mesuré l'importance du
sommet du G20 qui se tiendra à Londres pour rendre la confiance aux
entreprises, aux citoyens et au secteur financier, avant de
souligner le rôle de premier plan de l'UE dans le processus du G20 et
de mettre à profit le conseil européen du printemps pour préparer la
position de l'UE à cet égard.
Les dirigeants européens ont souligné l'importance
de la micro- stabilité financière dans l'ensemble de l'UE, mais ils ont dit
qu'ils vont revoir l'assistance déjà disponibles, en tenant
compte des différences claires entre les Etats membres d'Europe centrale
et orientale.
Le Premier ministre hongrois Ferenc Gyurcsany a
appelé à la mise en place d'un fonds spécial de l'UE d'un maximum de 190
milliards d'neuro pour sortir l'Europe centrale et orientale, ce qui
a été rejeté par la chancelier allemande Angela Merkel avant le
sommet.
Angela Merkel a affirmé que la situation était très
différente dans chaque pays de l'UE et que l'aide devait être attribuée au
cas par cas.
Mirek Topolanek a expliqué que les vingt-sept
soutiendront au cas par cas les pays d'Europe de l'Est, qui seraient
confrontés à de graves difficultés financières. "Il est tout à fait clair
que l'Union européenne ne laissera personne sur le bord de la route",
a-t-il déclaré.
"Cette idée de diviser l'Europe entre anciens pays
membres et nouveaux pays membres, entre Est et Ouest (...) est une
approche que nous avons clairement rejetée".
La Commission européenne a répété vendredi que l'UE
était prête à réaffirmer sa solidarité envers les pays de l'Est. Mais elle
n'a évoqué aucun geste nouveau concret, même si elle n'a pas exclu de
relever si nécessaire l'enveloppe de l'aide qu'elle peut accorder
aux pays de l'UE hors zone neuro - déjà doublée fin 2008 à 25
milliards d'euros.
Autre querelle des dernières semaines: le
protectionnisme, avec au coeur du différend l'automobile, frappée de plein
fouet par la crise, et comme principaux protagonistes la France et la
présidence tchèque.
Le président français Nicolas Sarkozy s'est agacé
des accusations de protectionnisme. Il a jugé "difficile, voire un
brin limité de reprocher à un pays de sauver des groupes qui ont des
usines partout en Europe".
Selon lui, les dirigeants de l'Union européenne (UE)
ont convenu d'un cadre pour traiter des "actifs toxiques", qui avait
coûté plusieurs, des milliards de dollars aux banques européennes à
causes des investissements risqués.