ANTANANARIVO, 21
février (Xinhua) -- Le président malgache Marc Ravalomanana et le leader de
l'opposition Andry Rajoelina ont eu samedi une entrevue de 45 minutes et
sont tombés d'accord pour éviter les affrontements violents, ont annoncé
les chefs du Conseil des Eglises chrétiennes de Madagascar (FFKM) qui sert
de médiateur.
C'est le premier contact direct entre Ravalomanana
et Rajoelina depuis le début de la crise politique en décembre dernier à
Madagascar.
Dans un communiqué, le FFKM a indiqué que les deux
parties avaient promis d'éviter désormais les manifestations violentes,
les provocations à travers les médias et la destruction des biens
publics et privés.
Les manifestations de rue seront également arrêtées
alors que le gouvernement a promis de cesser de l'arrestation de ceux qui
ont conduit les manifestations.
Les deux dirigeants se sont convenus de faciliter le
dialogue et d'encourager leurs partisans à respecter ces accords.
Créé en 1980, le FFKM est une organisation influente
qui regroupe l'Eglise Catholique, l'Eglise de Jésus-Christ à
Madagascar, L'Église Episcopale Malgache (anglicane) et l'Eglise
Luthérienne Malgache.
En tant qu'un chrétien pieux, le président
Ravalomanana est également l'un des leaders de l'Eglise de Jésus-Christ à
Madagascar tandis que M. Rajoelina est membre de l'Eglise
Catholique.
L'accord de samedi fait suite aux efforts intenses
de médiation internationale entre les deux parties. Les délégations
de l'ONU, de l'Union africaine (UA), la Communauté de développement
de l'Afrique australe (SADC) et l'Union européenne ( UE) se sont rendues
dans le pays au début de ce mois, dans le but de convaincre les
protagonistes de s'asseoir et de dialoguer.
Avant de quitter Madagascar jeudi, le chef de la
délégation de la SADC, Lutfo Dlamini, a déclaré aux médias que la SADC
s'est opposé à toute violation de la Constitution malgache et au
renversement d'un gouvernement élu.
Il a déclaré qu'il était optimiste quant à la
possibilité d'un dialogue entre Ravalomanana et Rajoelina, en disant que la
SADC devrait encourager tous les efforts visant à trouver une solution
pacifique et durable à la crise politique actuelle, qui a commencé en
décembre dernier.