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Madagascar : un accord pour faciliter le dialogue et éviter les violences (PAPIER GENERAL)
  2009-02-22 07:35:06  

Le président malgache Marc Ravalomanana et le leader de l'opposition Andry Rajoelina ont eu  samedi une entrevue de 45 minutes et sont tombés d'accord pour  faciliter le dialogue et éviter les violences, ont annoncé les  chefs du Conseil des Eglises chrétiennes de Madagascar (FFKM) qui  sert de médiateur.

      ANTANANARIVO, 21 février (Xinhua) -- Le président malgache Marc Ravalomanana et le leader de l'opposition Andry Rajoelina ont eu  samedi une entrevue de 45 minutes et sont tombés d'accord pour  faciliter le dialogue et éviter les violences, ont annoncé les  chefs du Conseil des Eglises chrétiennes de Madagascar (FFKM) qui  sert de médiateur.  

     Dans un communiqué, le FFKM a indiqué que les deux parties se  sont engagées à éviter désormais de se livrer aux violences et aux pillages et de tenir des propos provocateurs, de diffuser de  fausses nouvelles.  

     Les manifestations de rue seront également arrêtées alors que  le gouvernement a promis de cesser de l'arrestation à caractère  politique.  

     Les deux dirigeants se sont convenus de faciliter le dialogue  futur et d'encourager leurs partisans à respecter ces accords.  

     Samedi soir, M. Rajoelina a demandé à ses partisans, à travers sa radio privée Viva, de suspendre les activités  antigouvernementales.  

     Il a déclaré avoir décidé de parler avec le président  Ravalomanana, affirmant qu'il avait le devoir de prévenir de  nouvelles pertes de vie dans les affrontements entre les deux  parties.  

     Des personnes ont trouvé la mort dans les émeutes et pillages  survenus fin janvier dans le cadre d'une "grève générale" lancée  par l'opposition. Le 7 février, au moins 28 personnes ont été  tuées dans une fusillade de la garde présidentielle lors d'une  manifestation de l'opposition devant le palais présidentiel,  rappelle-t-on.  

     Rajoelina a annoncé que sa prochaine réunion avec Ravalomanana aura lieu soit lundi ou mardi prochain.  

     C'est le premier entretien face à face entre Ravalomanana et  Rajoelina depuis le début de la crise politique en décembre  dernier à Madagascar. 

     Après la tragédie du 7 février, Rajoelina avait juré de ne pas parler avec Ravalomanana, si l'opposition acceptait de dialoguer  pour mettre fin à la crise politique qui a duré deux mois. 

     Le maire destitué d'Antananarivo a aussi affirmé samedi que le gouvernement avait libéré les partisans de l'opposition arrêtés  ces derniers temps, peu de temps après sa rencontre avec  Ravalomanana.  

     La rencontre de samedi entre le président Ravalomanana et  Rajoelina a eu lieu sous l'égide du FFKM, organisation influente à Madagascar, qui regroupe l'Eglise Catholique, l'Eglise de Jésus- Christ à Madagascar, L'Eglise Episcopale Malgache (anglicane) et  l'Eglise Luthérienne Malgache.  

     En tant qu'un chrétien pieux, le président Ravalomanana est  également l'un des leaders de l'Eglise de Jésus-Christ à  Madagascar tandis que M. Rajoelina est membre de l'Eglise  Catholique.  

     L'accord de samedi fait suite aux efforts intenses de  médiation internationale entre les deux parties. Les délégations  de l'ONU, de l'Union africaine (UA), la Communauté de  développement de l'Afrique australe (SADC) et l'Union européenne ( UE) se sont rendues dans le pays au début de ce mois, dans le but  de convaincre les protagonistes de s'asseoir et de dialoguer.  

     Avant de quitter Madagascar jeudi, le chef de la délégation de la SADC, Lutfo Dlamini, a déclaré aux médias que la SADC s'est  opposé à toute violation de la Constitution malgache et au  renversement d'un gouvernement élu.  

     Il a déclaré qu'il était optimiste quant à la possibilité d'un dialogue entre Ravalomanana et Rajoelina, en disant que la SADC  devrait encourager tous les efforts visant à trouver une solution  pacifique et durable à la crise politique actuelle, qui a commencé en décembre dernier.  

     Rajoelina, qui avait déclaré prendre en charge les affaires  nationales et exigé la démission du président Rajoelina, a lancé  depuis une opération destiné à installer les "ministres" qu'il  avait nommés, dans les ministères du gouvernement. Jeudi, les  partisans de l'opposition réussi pénétré dans quatre ministères,  qui ont été repris vendredi matin par les forces de sécurité.