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Un nouveau départ Moscou-Washington par la base de Manas (ANALYSE)
Un nouveau départ Moscou-Washington par la base de Manas (ANALYSE)
  2009-02-20 09:25:57  

Le vice-président américain Joe Biden a prôné, lors de la Conférence sur la sécurité à Munich, un  nouveau départ dans les relations américano-russes. Cet appel a  été lancé alors qu'un nouveau combat pour une base aérienne d'Asie centrale commençait dans un contexte de tensions entre les Etats- Unis et la Russie.

Le vice-président américain Joe Biden

      MOSCOU, 19 février (Xinhua) -- Le vice-président américain Joe Biden a prôné, lors de la Conférence sur la sécurité à Munich, un  nouveau départ dans les relations américano-russes. Cet appel a  été lancé alors qu'un nouveau combat pour une base aérienne d'Asie centrale commençait dans un contexte de tensions entre les Etats- Unis et la Russie. 

     Jeudi, le parlement kirghize a adopté un projet de loi qui  ferme dans 180 jours la base aérienne américaine de Manas dans les environs de Bichkek, capitale kirghize. 

     La base aérienne, où sont déployés plus de 1.500 Américains,  militaires et civil,s et une flotte aérienne des Etats-Unis et de  l'OTAN, est destiné à assurer l'approvisionnement de la force  internationale en Afghanistan. 

     Le président kirghize, Kurmanbek Bakiyev, a déclaré au cours  d'une visite à Moscou plus tôt dans le mois que son pays fermera  la base en raison des faibles loyers et du meurtre d'un citoyen  kirghize par un militaire américain sur la base aérienne en 2006. 

     Cette annonce a coïncidé avec un accord d'aide économique et  de prêt de 2,15 milliards de dollars américains de la part de  Moscou, et a été suivie de l'espoir de Washington de pouvoir  négocier. 

     Pour les Etats-Unis, la base aérienne joue un rôle important  pour apporter des livraisons à ses forces en Afghanistan. Ils  cherchent maintenant de nouvelles routes de transport ou peut-être à rétablir une base militaire en Ouzbékistan. 

     La lutte se poursuit, mais la Russie a proposé de permettre le transit des livraisons non militaires des Etats-Unis pour  l'Afghanistan. 

     Par ailleurs, la base aérienne de Manas a été proposée à la  force de réaction rapide de l'Organisation du Traité de sécurité  collective de Moscou au départ de l'armée américaine de l'Etat  post-soviétique considéré par la Russie comme sa sphère  d'influence. 

     Les observateurs locaux ont indiqué que la base aérienne sera  à l'origine d'un nouveau cycle de marchandage entre le Kremlin et  Washington, s'ajoutant aux problèmes qui ont nuit aux relations  entre Moscou et Washington ces derniers temps. 

     Ces problèmes s'étendent des projets de bouclier anti-missile  à l'élargissement de l'OTAN, bien que les deux parties aient  adouci leurs propos sur ces dossiers. 

     Avec l'arrivée de l'administration Obama, le Kremlin s'efforce d'atteindre un consensus avec Washington sur les sujets les plus  brûlants, à savoir l'élargissement de l'OTAN à l'Ukraine et à la  Géorgie, le réarmement de la Tbilissi par l'occident et les  défenses anti-missile en Europe,a déclaré Dmitri Trenin, directeur du Centre Carnegie de Moscou. 

     "En termes de carottes, la Russie tient entre ses mains la  possibilité d'une coopération plus étroite avec l'occident sur  l'Afghanistan et l' Iran", a déclaré M. Trenin dans un article  publié sur le site Internet du "think tank" basé à Moscou.  

     Cependant, "penser que l'optique pourrait changer dans la nuit  est irréaliste", a-t-il souligné. 

     En février 2007, le président russe d'alors Vladimir Poutine  avait critiqué la politique étrangère de l'ancien président  américain George W. Bush, et l'attitude de l'OTAN envers la Russie, et "rien ne semble avoir changé pour le mieux", a insisté Vladimir Kozin, analyste politique basé à Moscou. 

     "Les relations entre l'OTAN et la Russie ne sont pas des  relations où le temps est toujours au beau fixe", a ajouté le  secrétaire général de l'OTAN, Jaap de Hoop Scheffer, à la radio  Echo of Moscow le 8 février.