NAIROBI, 17 février (Xinhua) -- Le président kenyan
Mwai Kibaki et le Premier ministre Raila Odinga, ont rencontré séparément
le secrétaire général du Commonwealth Kamalesh Sharma mardi à
Nairobi.
Au cours des discussions, le président Kibaki et le
secrétaire général ont exploré la possibilité de la création d'une
plateforme de fermiers du Commonwealth pour aborder collectivement les
pénuries persistantes des aliments vécues dans certains pays, dont le
Kenya.
Le forum, ont souligné les deux leaders, permettrait
de partager les techniques modernes d'agriculture et de
recueillement de l'eau pour accroître la production alimentaire dans leurs
pays.
Le chef du Commonwealth est dans le pays pour
prendre part à la 25ème session du Conseil dirigeant du Programme des
Nations Unies pour l'environnement (UNEP) et du Forum ministériel
international sur l'environnement à Nairobi.
Entre temps, le Premier ministre Raila Odinga a
indiqué que l'ancien patron de l'ONU, Kofi Annan, a prolongé la
chronologie du rapport sur les violences postélectorales afin de permettre
au gouvernement d'adopter des lois pour la création d'un tribunal
spécial.
Lors de sa rencontre avec le chef du Commonwealth,
Odinga a indiqué avoir été en contact permanent avec Annan qui lui a donné
l'assurance qu'il gardera l'enveloppe secrète jusqu'à ce que le
Kenya mette de l'ordre dans sa maison.
Ceci fait suite au refus la semaine dernière du
parlement d'adopter le projet de loi portant création d'un tribunal.
"Le Dr Annan gardera l'enveloppe un peu plus
longtemps pour donner le temps au gouvernement de résoudre les questions
qui ont mené à l'échec des tentatives de création d'un tribunal local
pour juger les suspects de la violence électorale," a indiqué le
Premier ministre à Sharma.
"Le Premier ministre a estimé que la fenêtre pourra
rester ouverte pour au plus deux mois, au cours desquels le gouvernement
espère qu'il aura suffisamment convaincu les députés pour soutenir un
tribunal local," a indiqué la déclaration.
Sharma, pour sa part, a estimé que le Kenya pourrait
essayer le mi-chemin entre la Haye et le tribunal local.
Il a indiqué que le Kenya avait une option de
création d'un tribunal constitué des juges et des experts juridiques
étrangers mais juger les suspects localement.
Sharma a affirmé être heureux des
progrès accomplis par le Kenya en quelques mois depuis la signature de l'accord
de paix.