NAIROBI, 16 février (Xinhua) -- Un rapport du
Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) souligne que
l'investissement dans l'environnement peut ramener les économies
nationales et mondiales à l'emploi durable.
Le rapport lancé à Nairobi lundi affirme qu'un tiers
des 2,5 trillions de dollars américains du plan de relance envisagé
devrait être investi dans des stratégies visant à rendre l'économie
mondiale respectueuse de l'écologie, ce quie aiderait à tirer l'économie
mondiale de la récession vers le chemin d'un 21ème siècle vert.
Le rapport "A Global Green New Deal", commandé par
le projet d'Economie verte de l'UNEP, a été rédigé par le Pr Edward B.
Barbier de l'Université de Wyoming.
Ses résultats, à côté de ceux l'annuaire 2009 de
l'UNEP, ont été présentés à plus de 100 ministres de l'Environnement qui
ont pris part au Forum ministériel international de l'Environnement
et du Conseil de direction de l'UNEP à Nairobi.
"Les 2,5 à 3 trillions de dollars devant être
mobilisés au cours des 24 prochains mois pour faire face à la crise
économique sont des sommes presque impensables il y a juste 12 mois," a
indiqué Achim Steiner, secrétaire général adjoint de l'ONU et directeur
de l'UNEP.
"Dépensés avec sagesse et de manière créative, ils
(plans de rrelance) offrent la chance de faire face aux crises immédiates
d'aujourd'hui et commencent à se pencher et à concevoir une réponse
à celles à l'horizon des futures pénuries alimentaires, de la rarereté des
ressources naturelles, de la sécurité énergétique et du changement
climatique," a-t-il ajouté.
L'investissement sur l'environnement estimé à 750
milliards, qui équivaut à environ 1% du Produit intérieur brut (PIB)
mondial actuel, pourrait provoquer des rendements significatifs,
multiples et potentiellement transformationnels.
Alliés aux mécanismes novateurs du marché et aux
politiques fiscales, ils incluent: la stimulation d'une inovation
technologique propre, la stabilisation et l'augmentation de
l'embauche dans des emplois décents et la protection des groupes
vulnérables.
Il y a aussi la réduction de la dépendance sur le
carbone et des émissions de gaz à effet de serre, la réduction de la
dégradation de plusieurs trillions de dollars d'écosystèmes ainsi que
leurs produits et services et faire face à la rareté de l'eau.
"Le rapport Global Green New Deal, une partie de
l'Initiative de l'économie verte de l'UNEP, est présenté à Nairobi aux
ministres venus du Nord et du Sud comme un antidote aux malheurs
économiques actuels. Il représente une opportunité pour accélerer la
marche vers l'innovation, moins de carbone, des sociétés à faible
destruction de l'économie verte avec des prévisions d'emplois décents pour
davantage de millions de personnes," a indiqué Steiner.
"Plusieurs économies, telles que les Etats-Unis, la
Chine, la République de Corée, le Japon, l'Allemagne, le Danemark, la
France et le Royaume-Uni sont déjà en train de réserver des parties de
leurs plans de relance de plusieurs milliards de dollars à
l'investissement sur l'environnement. Ce rapport est destiné à
informer un débat public et peut-être assurer ceux qui ne sauraient
pas comment procéder pour qu' eux aussi ils transforment la crise en
opportunité," a-t-il ajouté.
Le rapport affirme que le G20, constitué des 20
économies mondiales les plus développées et en développement, qui se
rencontrera à Londres en avril, est la première opportunité pour
commencer à donner corps au Renouveau écologique mondial.
Un tel renouveau peut aussi fixer le cap pour un
aboutissement heureux à l'importante rencontre onusienne sur le changement
climatique à la fin de cette année à Copenhague au Danemark.
Ceci fait partie des résultats du rapport Global
Green New Deal, rédigé en collaboration avec des experts de plus de 25
organismes des Nations Unies, dont l'Organisation de coopération et de
développement économiques (OCDE), le Fonds monetaire
international (FMI) et la Banque mondiale.
"Cet agenda -- cette locomotive pour un
développement durable -- est aussi pertinent aux économies en développement
qu'à celles industrialisées," a indiqué Steiner.
Pavan Sukhdev, directeur du Projet de l'UNEP,
Initiative de l'économie verte qui a été mis en détachement par la Banque
allemande, a indiqué que: "le rapport du Professeur Barbier est
le troisième dans notre processus actuel de travail pour repenser
les modèles économiques et viser la croissance de l'emploi dans un
monde où augmenter le ratio d'endettement du +Capital naturel+ est à
la fois une contrainte croissante et une opportunité inexploitée, et où
l'échec de poursuivre un développement durable n'est plus une
option."
Il a indiqué que le nouveau rapport fondé sur deux
autres rapports antérieurs --Le rapport intérimaire sur les écosystèmes
économiques et la biodiversité (TEEB) publié en mai 2008 et une
initiative du G8+5 et le rapports des emplois verts de septembre
2008.
"Actuellement (le rapport) +A Global Green New Deal+
amène à se consacrer sur la crise économique actuelle, avec un accent et
sur les plans de relance envisagés pour la résoudre. Il montre
comment des composantes +vertes+ des plans de relance avec des
changements de politique appropriés pourront être utilisés pour restaurer
la croissance de l'emploi et parvenir à une +économie verte+ plus
durable," a-t-il déclaré.
Sukhdev a ajouté que le nouveau rapport a montré que
"viser simultanément le triple objectif de création d'emploi, de
réduction de risque climatique et écologique, et d'une pauvreté
réduite n'est pas seulement possible mais aussi séduisant et
opportun."
Le rapport Global Green New Deal de 154 pages
souligne un tableau riche en options et en actions disponibles pour les
pays sur différents points dans leur pistes économiques et de
développement dont certaines peuvent être entreprises sur le plan
national et d'autres ensemble à un niveau régional ou mondial.
Le rapport montre que certains pays sont
déjà au niveau national en train de dépasser, d'atteindre ou de prendre
en compte une certaine proportion de l'objectif de 1% suggéré.