Accueil Chine Monde Afrique Economie Culture/Edu Science/Tech Santé Société Environnement Tourisme Sports
-
PNUE : l'investissement dans l'environnement peut relancer la croissance économique
-
Madagascar : les "ministres" de l'opposition tenteront d'entrer dans les ministères
-
Madagascar : l'opposition tente d'installer ses "ministres"  (PAPIER GENERAL)
-
Darfour : accord de principe entre gouvernement et JEM sur l'échange de prisonniers
-
Ouverture à Niamey de la 20ème réunion du comité exécutif de l'UPCI
PNUE : l'investissement dans l'environnement peut relancer la croissance économique
  2009-02-17 11:37:38  

     NAIROBI, 16 février (Xinhua) -- Un rapport du Programme des  Nations Unies pour l'environnement (PNUE) souligne que  l'investissement dans l'environnement peut ramener les économies  nationales et mondiales à l'emploi durable.  

     Le rapport lancé à Nairobi lundi affirme qu'un tiers des 2,5  trillions de dollars américains du plan de relance envisagé  devrait être investi dans des stratégies visant à rendre  l'économie mondiale respectueuse de l'écologie, ce quie aiderait à tirer l'économie mondiale de la récession vers le chemin d'un  21ème siècle vert.  

     Le rapport "A Global Green New Deal", commandé par le projet  d'Economie verte de l'UNEP, a été rédigé par le Pr Edward B.  Barbier de l'Université de Wyoming.  

     Ses résultats, à côté de ceux l'annuaire 2009 de l'UNEP, ont  été présentés à plus de 100 ministres de l'Environnement qui ont  pris part au Forum ministériel international de l'Environnement et du Conseil de direction de l'UNEP à Nairobi.  

     "Les 2,5 à 3 trillions de dollars devant être mobilisés au cours des 24 prochains mois pour faire face à la crise économique sont  des sommes presque impensables il y a juste 12 mois," a indiqué  Achim Steiner, secrétaire général adjoint de l'ONU et directeur de l'UNEP.  

     "Dépensés avec sagesse et de manière créative, ils (plans de  rrelance) offrent la chance de faire face aux crises immédiates  d'aujourd'hui et commencent à se pencher et à concevoir une  réponse à celles à l'horizon des futures pénuries alimentaires, de la rarereté des ressources naturelles, de la sécurité énergétique  et du changement climatique," a-t-il ajouté.  

     L'investissement sur l'environnement estimé à 750 milliards,  qui équivaut à environ 1% du Produit intérieur brut (PIB) mondial  actuel, pourrait provoquer des rendements significatifs, multiples et potentiellement transformationnels.  

     Alliés aux mécanismes novateurs du marché et aux politiques  fiscales, ils incluent: la stimulation d'une inovation  technologique propre, la stabilisation et l'augmentation de  l'embauche dans des emplois décents et la protection des groupes  vulnérables.  

     Il y a aussi la réduction de la dépendance sur le carbone et des émissions de gaz à effet de serre, la réduction de la dégradation  de plusieurs trillions de dollars d'écosystèmes ainsi que leurs  produits et services et faire face à la rareté de l'eau.  

     "Le rapport Global Green New Deal, une partie de l'Initiative  de l'économie verte de l'UNEP, est présenté à Nairobi aux  ministres venus du Nord et du Sud comme un antidote aux malheurs  économiques actuels. Il représente une opportunité pour accélerer  la marche vers l'innovation, moins de carbone, des sociétés à  faible destruction de l'économie verte avec des prévisions  d'emplois décents pour davantage de millions de personnes," a  indiqué Steiner.  

     "Plusieurs économies, telles que les Etats-Unis, la Chine, la  République de Corée, le Japon, l'Allemagne, le Danemark, la France et le Royaume-Uni sont déjà en train de réserver des parties de  leurs plans de relance de plusieurs milliards de dollars à  l'investissement sur l'environnement. Ce rapport est destiné à  informer un débat public et peut-être assurer ceux qui ne  sauraient pas comment procéder pour qu' eux aussi ils transforment la crise en opportunité," a-t-il ajouté.  

     Le rapport affirme que le G20, constitué des 20 économies  mondiales les plus développées et en développement, qui se  rencontrera à Londres en avril, est la première opportunité pour  commencer à donner corps au Renouveau écologique mondial.  

     Un tel renouveau peut aussi fixer le cap pour un aboutissement  heureux à l'importante rencontre onusienne sur le changement  climatique à la fin de cette année à Copenhague au Danemark.  

     Ceci fait partie des résultats du rapport Global Green New Deal, rédigé en collaboration avec des experts de plus de 25 organismes  des Nations Unies, dont l'Organisation de coopération et de  développement économiques (OCDE), le Fonds monetaire international (FMI) et la Banque mondiale.  

     "Cet agenda -- cette locomotive pour un développement durable -- est aussi pertinent aux économies en développement qu'à celles  industrialisées," a indiqué Steiner.  

     Pavan Sukhdev, directeur du Projet de l'UNEP, Initiative de  l'économie verte qui a été mis en détachement par la Banque  allemande, a indiqué que: "le rapport du Professeur Barbier est le troisième dans notre processus actuel de travail pour repenser les modèles économiques et viser la croissance de l'emploi dans un  monde où augmenter le ratio d'endettement du +Capital naturel+ est à la fois une contrainte croissante et une opportunité  inexploitée, et où l'échec de poursuivre un développement durable  n'est plus une option." 

     Il a indiqué que le nouveau rapport fondé sur deux autres  rapports antérieurs --Le rapport intérimaire sur les écosystèmes  économiques et la biodiversité (TEEB) publié en mai 2008 et une  initiative du G8+5 et le rapports des emplois verts de septembre  2008.  

     "Actuellement (le rapport) +A Global Green New Deal+ amène à se  consacrer sur la crise économique actuelle, avec un accent et sur  les plans de relance envisagés pour la résoudre. Il montre comment des composantes +vertes+ des plans de relance avec des changements de politique appropriés pourront être utilisés pour restaurer la  croissance de l'emploi et parvenir à une +économie verte+ plus  durable," a-t-il déclaré.  

     Sukhdev a ajouté que le nouveau rapport a montré que "viser  simultanément le triple objectif de création d'emploi, de  réduction de risque climatique et écologique, et d'une pauvreté  réduite n'est pas seulement possible mais aussi séduisant et  opportun."  

     Le rapport Global Green New Deal de 154 pages souligne un  tableau riche en options et en actions disponibles pour les pays  sur différents points dans leur pistes économiques et de  développement dont certaines peuvent être entreprises sur le plan  national et d'autres ensemble à un niveau régional ou mondial.  

     Le rapport montre que certains pays sont déjà au niveau national en train de dépasser, d'atteindre ou de prendre en compte une  certaine proportion de l'objectif de 1% suggéré.