BEYROUTH, 14 février (Xinhua) -- La communauté
internationale a lancé vendredi des appels pour obtenir la vérité sur
l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafik Hariri.
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a
réitéré vendredi, à la veille du quatrième anniversaire de la mort de M.
Hariri, l'engagement de l'ONU pour faire la lumière sur l'assassinat
de M. Hariri et sa détermination à trouver les meurtriers.
Son bureau a déclaré dans un communiqué que
l'anniversaire de samedi intervient deux semaines avant que le tribunal
spécial pour le Liban ne commence le 1er mars à faire la vérité (sur ce
drame) et traduire les acteurs de meurtre devant la justice pour ce
crime horrible".
Entre temps, l'ambassadeur américain au Liban,
Michel Sisen, a souligné le soutien américain au Liban et au peuple
libanais pour retrouver les meurtriers.
"L'acte sauvage qui a tué M. Hariri, ne découragera
pas le peuple libanais qui a soif de démocratie", a affirmé l'ambassade
américaine dans un communiqué.
Le ministre français des Affaires étrangères,
Bernard Kouchner, a fait savoir vendredi que "Paris espère plus que jamais
que les suspects de l'assassinat de M. Hariri en 2005 seront jugés par le
tribunal international".
Il a fait entendre l'espoir de la France que
l'atmosphère de calme et de dialogue se poursuivra, et que les prochaines
élections générales libanaises prévues en juin pourraient se
dérouler dans l'accalmie.
Le ministre canadien des Affaires étrangères,
Lawrence Cannon, a également promis de soutenir les initiatives onusiennes
pour traduire en justice les assassins de M. Hariri.
"La mort violente du 14 février 2005 a assombri non
seulement le Liban, mais également toute la région et le reste du monde",
a insisté M. Canon.
Le tribunal international sur l'assassinat de M.
Hariri devrait ouvrir ses portes le 1er mars.
Rafik Hariri a été tué avec 20 autres
personnes dans un attentat à la voiture piégé survenu le 14 février
2005 à Beyrouth. Un mois après, plus d'un million de personnes se sont
mises à protester contre cet assassinat, conduisant au retrait
des forces syriennes du Liban après 29 années de présence dans le pays.