DAKAR, 10 février (Xinhua) -- Le chef de la junte
mauritanienne, le général Mohamed Ould Abdel Aziz, a minimisé les
effets des sanctions imposées par le Conseil de paix et de sécurité
de l'Union africaine (UA), a rapporté mardi l'Agence mauritanienne
d'Information (AMI).
Cette décision est l'oeuvre de pays africains loin
de la Mauritanie, n'ayant aucune connaissance de sa situation et
ignorant l'importance de la rectification du processus démocratique,
ainsi que des efforts consentis par le Haut conseil d'Etat (HCE) pour
"ancrer la démocratie" dans le pays, a indiqué le général Aziz.
Les sanctions sont orientées, selon ceux qui en ont
pris l'intiative, uniquement vers le gel des fonds des membres du HCE
et il n'y a absolument pas de membres du HCE qui disposent de fonds
ni en Afrique ni en Europe, a rappelé le général Aziz.
S'il y a des effets liées à ce genre de sanctions,
c'est précisément les membres du HCE qui en feront les frais, or
ceux-ci sont prêts à se sacrifier pour la Mauritanie, a-t-il ajouté.
La junte militaire mauritanienne a déjà regretté les
sanctions de l'UA, qui "occultent l'évolution positive" dans la démarche
de règlement de la crise politique et institutionnelle qui prévaut
dans le pays, selon le secrétaire général du HCE, le colonel
Ahmed Bamba Ould Baya.
Ces sanctions ont été également rejetées par la
Coordination nationale de sauvegarde de la démocratie en Mauritanie, qui
regroupe 17 partis politiques.
En Mauritanie, une junte dirigée par le général
Mohamed Ould Abdel Aziz avait renversé le régime de Sidi Mohamed Ould
Cheikh Abdallahi, le 6 août 2008.
La semaine dernière, le Conseil de paix et
de sécurité de l'UA, qui exige le rétablissement de l'ordre constitutionnel
en Mauritanie, avait annoncé à Addis-Abeba (Ethiopie) des
sanctions contre les membres civils et militaires du pouvoir
mauritanien, notamment des restrictions aux visas et le gel de leurs
avoirs.