COLOMBO, 10 février
(Xinhua) -- Au moins 19 civils ont été tués par les rebelles tamouls mardi
alors qu'ils tentaient de fuir la région sous leur contrôle dans le nord
de l'île, a-t-on appris auprès des sources de la défense.
Le porte-parole de l'armée, Udaya Nanayakkara, a
affirmé que les civils étaient arrivés dans l'ouest de Puthukkuduyiruppu
dans le district de Mullaittivu quand ils ont essuyé des attaques à
l'arme légère de la part des Tigres de libération de l'Eelam tamoul
(LTTE).
Nanayakkara a indiqué qu'on compte cinq femmes et
deux enfants parmi les morts, ajoutant que quelque 75 autres ont été
blessés par les rebelles.
L'armée accuse les Tigres de libération de l'Eelam
tamoul de retenir des civils contre leur gré et de les utiliser comme
bouclier humain dans leur combat contre les troupes
gouvernementales.
Les rebelles ont aussi été critiqués pour avoir
utilisé une fille mineure comme kamikaze pour attaquer les troupes à
Mullaittivu il y a plusieurs années.
Entre temps, les sources pro-LTTE ont indiqué que
des milliers de civils ont fui dans toutes les directions à partir d'une
"zone de sécurité" de 35km2 déclarée à Mullaittivu par le gouvernement
mardi alors que les tirs de mortier et d'artillerie et des roquettes
Multi Barrel Rocket Launcher frappaient la zone de sécurité entière.
Les sources ont affirmé qu'au moins 36 civils ont
été tués et 76 autres blessés alors qu'ils essayaient de fuir davantage à
l'intérieur des zones contrôlées par les LTTE.
Les affirmations des deux parties ne peuvent pas
être vérifiées de façon indépendante, étant donné que les journalistes et
la plupart des organismes humanitaires ne sont pas autorisés à
pénétrer dans la zone de conflit.
Mullaithivu est le dernier bastion des LTTE dans le
nord après la prise de la plupart de ses territoires par les troupes
gouvernementales qui progressent dans une offensive militaire qui a
débuté en 2006.
Les Tigres de libération de l'Eelam tamoul ont lancé
une campagne séparatiste dans la moitié des années 1980 pour la
création d'une patrie pour la minorité tamoul dans le nord et l'Est
du pays, ce qui a conduit à la mort de plus de 70.000 paersonnes.